Vous l’attendiez tellement celui-ci, tellement de questions à ce sujet, il est temps que je me pose et vous raconte tout ça.

Je vais vous écrire sous forme de questions/réponses, ce sera plus clair, malgré que l’envie est de me vous écrire plus comme une lettre à la confidence, mais c’est un sujet qui vous intéresse tellement que je suis mitigée entre me confier avec un peu de phrases à rallonge et le fait de vous faire quelques choses de clair, net et précis.

Ahaha, mon coeur balance et je suis déjà entrain de partir sur de la confidence…

Mes antécédents :

 

Depuis ma plus tendre adolescence, je savais que je n’aurais pas de seins, non, je n’allais pas être gâté par la nature. Ma marraine avait eut recours à la chirurgie esthétique mammaire étant plus jeune, ce n’était donc pas du tout un tabou chez nous, d‘ailleurs on a très très peu de tabou chez nous.

J’ai toujours dit ouvertement qu’un jour, j’aurais des seins. Ma maman qui est une femme avec beaucoup de complexes m’a toujours soutenu dans le fait que si j’en ressentais le besoin, elle serait là. J’ai donc toujours été à l’aise et je ne me suis jamais sentie dans un jugement.

Comment je me voyais, pourquoi ?

 

Aïe, j’avais beau être bien foutue, avoir toujours eut un corps de 32/34, j’me trouvais jamais bien ! Le fait de ne pas avoir de sein, faussait ma vision de mon corps. Je focalisais sur mes hanches car j’avais rien en haut. Je mettais de soutien gorge rembourrés au max, je les achetaient chez etam avec le big big rembourrage ! C’était indécent limite mdr ! Habillée, je me trouvais bien, à poil, j’me trouvais vraiment chelou. C’était ma vision !

Par contre, je ne me suis jamais mais jamais sentie mal dans ma peau, genre, ça ne m’a jamais empêché de me mettre en maillot de bain devant du monde, j’me cachais jamais de rien. J’étais comme j’étais, j’me disais que … Bon bah j’avais pas de sein, mais à côté de ça j’étais dans une taille que j’aimais bien.

Alors si j’étais pas si complexée au final, pourquoi je l’ai fait ?

Parce que j’en avais envie, simplement, on a pas besoin de se sentir au fond de sceau pour faire quelques choses, pas besoin d’attendre d’avoir des rides pour prendre soin de sa peau, pas besoin d’avoir de l’acnés pour se laver le visage chaque jour, pas besoin d’avoir 10 kilos en trop pour faire du sport tous les jours, pas besoin d’être riche pour s’acheter un sac à 100 euros. Vous voyez l’idée? J’avais envie de me sentir mieux, j’avais envie depuis longtemps, c’était murement réfléchis depuis 10 ans, au moment de me marier, je me suis dis, c’est maintenant ou jamais.

J’avais quel âge ?

 

25 ans !

Le regard de Thib 

 

Thib m’a toujours aimé avec ou sans nénés, clairement ! Pour tout vous dire, il ne voulait pas que je me fasse opérée. Il m’aime bien trop pour que je mette ma vie en danger pour de l’esthétique ! Il en était malade, il m’a accompagné avec ma maman, et ne m’a pas adressé la parole de la journée tellement il flippait ! Je ne lui en veux pas, jamais, c’était que de l’amour pur, l’amour que seul lui peut m’apporter, il était là, ne me soutenait pas vraiment dans le fond, mais il avait pris ses jours pour être à mes côtés, mais il avait peur.

Les rendez-vous avant l’opération 

 

J’ai été chez un chirurgien à Paris, une amie me l’avait recommandé. Une femme, géniale !

Thib m’a accompagné, évidemment ! Le docteur m’a clairement dit ce qui irait, ce qui n’irait pas, m’a clairement dit qu’elle ferait pas au delà de telle taille. Elle était claire, précise, m’a mis en confiance, elle n’allait pas dans mon sens pour me faire plaisir.

Ma taille avant l’opération :

 

85A …. l’inexistence par excellence lol.

Le jour J :

 

Je suis rentrée à la clinique, le matin, à jeûn, j’ai été opéré dans l’après-midi, autant vous dire que j’ai tourné de l’oeil en salle de préparation car à 18h avec mon poids, sans manger et le stress, c’était limite obligé que je tourne de l’oeil. Ils m’ont passé des litres entier de glucose, ce n’était fort pas l’idée du siècle, vous comprendrez pourquoi ahah.

Au moment de m’allonger, le docteur dessine les traits, les incisions, et on reparle de la taille, oui, rien n’est défini à la lettre en amont. En tout cas, moi c’était pas ça. On valide la forme, la taille.

Je pars donc pour une forme naturel en poire, et un 85C ! Enfin dans l’idée c’était ça, mais ça varie toujours un peu ! incision sous le sein et devant le muscle !

Le réveil, les douleurs :

 

Clairement, on ne sent rien au début, on est blindé de morphine (si je ne dis pas de bêtises), on a des drains pour faire évacuer le mauvais sang, j’avais un bandage énorme.

J’étais dans les vapes aussi lol.

J’avais une perfusion, et je pouvais me lever que quand je m’en sentais capable, c’est à dire quelques heures après mon réveil.

Clairement, une chose est sûre, je n’ai pas pu faire autrement que de me lever rapidement et trouver « la force » car je n’ai jamais réussi à faire pipi dans le bac en étant allongée, et j’avais des litres de glucose à pisser mdr !

Voilà, l’idée pas super du glucose lol.

Ma nuit a été tellement longue, j’avais toujours envie de pisser, donc j’étais sans cesse réveillée, en plus, je ne sais pas dormir sur le dos car je m’étouffe, c’était un bonheur !

Je n’ai jamais jamais eut mal ! Genre en fait, on m’avait dit de prendre x médicaments à tel moment, j’ai toujours suivi les indications sans jamais faire la warrior. Hors de question de laisser la douleur arriver, car je me doutais que ce serait insoutenable ! J’avais un médicament à prendre à la maison, la même, je prenais toujours à l’heure où c’était inscrit sans attendre d’avoir mal !

Thib est dans le milieu médical, il sait donc très bien me surveiller, pas de panique la dessus, je ne faisais pas n’importe quoi !

Le moment où les bandages ont été enlevé :

Clairement : UN CHOC ! Ahaha! Nabilla n’avait qu’à bien se tenir ! Mdr ! Thib a détesté, j’ai voulu le tuer mdr. Il fallait que ça dégonfle évidemment, j’avais des gonflements, mais je n’ai jamais jamais eut un seul bleu ! Mes seins n’ont jamais changé de couleurs, n’ont jamais été « amoché » !

Le poids, était énorme, c’était incroyable mdr. J’avais un soutien-gorge de maintien à garder H24 pendant des mois ! C’est très important pour la cicatrisation !

On m’a enlevé les drains, je m’attendais à une douleur de malade, mais en stoppant sa respiration, ça a été comme une lettre à la poste !

Le retour à la maison :

 

J’ai été de retour chez nous le lendemain ! Ma mère et Thib sont revenus me chercher, les bosses sur la route c’était un calvaire ça !

Pour ma toilette c’était compliqué de me baisser, ma maman m’a aidé pendant une semaine. Thib me faisait les pansements lui. A chacun sa tâche mdr.

Les préconisations pour la cicatrisation :

 

Au bout d’une semaine, après avoir toujours bien bien nettoyé les plaies, j’ai dû masser celles-ci. De l’huile spéciale, de la bi-oil, fallait les masser, les toucher (les cicatrices). Surtout qu’elles se fondent avec la peau.

Par la suite, je devais masser 20 minutes par jours mes seins, clairement et honnêtement, je ne l’ai fait que très rarement. Au début oui, mais très vite j’ai arrêté ! Je ne voulais pas que mes seins « tombent ». Je voulais garder ce côté rebondis, ferment. C’était mon choix !

Le suivi :

 

Il fallait que j’aille chez le médecin tous les mois pendant les 6 premiers mois, puis chaque années, une fois par an !

Refaire ses seins tous les 10 ans ?

 

Cela dépend des corps, des envies, c’est aussi parfois propre à chacune !

Si ma deuxième grossesse abîme mes seins, je n’attendrais pas 10 ans pour les faire refaire une seconde fois. Si celle-ci n’y change rien comme la première, je resterai ainsi jusqu’à ce que l’envie ou le besoin médical soit là.

Les prothèses ont une durée de vie, oui, mais elle n’est pas à l’année prête, tout dépend de plein de choses, du corps aussi, certains corps sont très réactifs et rejettent la moindre chose externe, donc ça peut les abîmer plus vite, je ne sais pas exactement, mais pour exemple ma marraine, au bout de 20 ans, elle n’avait jamais eut besoin de les faire refaire. C’est à surveiller, à faire attention. rien n’est identique d’un être humain à l’autre.

Cela fait 4 ans déjà, mes seins n’ont jamais bougé malgré une grossesse, un allaitement de 4 mois exclusif, un tire allaitement de 4 mois supplémentaires. Ils sont passés au E pendant 8 mois, et sont repassés au C sans sourciller.

Je les ai toujours bien traité :

 

Huile a foison, soutien gorge sans armature, soutien gorge de maintien pendant des années la nuit. J’ai commencé à ne pas mettre de soutien gorge seulement pendant mon allaitement car j’en ressentais le besoin par moment.

Le regard des autres :

 

C’est marrant, mais seules mes meilleures amies le savaient, tous les autres, n’en ont jamais rien su. Ne m’ont jamais posé la question. Jamais genre. Même mes copines, les amis de Thib, ma famille plus éloignée, personne ne nous en a jamais parlé, ni ne m’a posé la question par un intermédiaire ou quoi. J’ai fait ça très naturellement, c’était naturel, c’est naturel on va dire, j’ai évidemment pas pointé mes nouveaux nénés devant le nez des gens, non, j’suis restée moi, sans pression aucune. Je pense même que tout de monde va l’apprendre par vos questions mdr. Par l’article précédent sur la chirurgie et l’allaitement. Merci bien tiens, mdr !

Le prix …

 

Je ne me souviens plus trop, mais il me semble 1800 euros sans le moment à la clinique non pris en charge par la sécurité sociale (normal !).

Voilà les filles, j’espère que cet article vous aura aidé, éclairé pour certaines.

Faites les choses pour vous, telles quelles soient, il n’y a pas de normalité, de regard des autres. C’est vous et vous seule qui devez vivre en harmonie avec votre corps. Je vous le dis à chaque fois, trop maigre, trop grosse, petits seins, gros seins, pas de cul, gros cul, ça n’existe pas quand on s’aime comme on est ! On est belle peu importe la taille que l’on fait ! On doit s’aimer nous, pour s’aimer bien et aimer tout court.

J’ai eu le besoin, l’envie de me faire refaire les seins, j’en ai pas honte, je n’ai pas de tabou, mais je ne le prône pas. Je prône uniquement le bien-être de soi.

A chacune de trouver le sien. Parfois, juste une thérapie suffit, un livre… La chirurgie esthétique ne fait pas tout, vraiment pas ! Il faut être sûre que cela vient de là, qu’avec on se sentira mieux ou juste bien.

A côté de ça, je n’ai ni tatouage, je n’ai jamais refait autre chose, j’ai attendu 10 ans de réflexion, j’ai été accompagné par ma maman, mon mari. C’était vraiment réfléchi.

Je réponds juste à vos questions, et je n’incite en rien, encore moins si une mineure est ici et me lit.

Chaque chose en son temps…

Tendrement,

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