10 jours avec eux…

Combien de fois j’ai lu « wow, 10 jours seule avec les bébés, ça va aller ? », « Alors comment ça s’est passé les 10 jours avec les enfants toute seule ? » …

C’est une situation qui a l’air d’impressionner beaucoup de mamans, alors je vais vous parler de ces 10 jours sans tabou, de mes ressentis, de mes sentiments. Ce qui était dur, ce qui était fluide, mon manque, ma fatigue, les situations de crises à gérer, si je recommencerai ou pas…
C’est parti !

Tout d’abord, pourquoi suis-je restée seule avec mes bébés pendant 10 jours ?
Thib reprenait le travail, nous devions rentrer, mais je n’en avais pas envie. Nous étions tellement bien en Corse, tellement à vivre notre « best life », après 3 mois de confinement nous les grands voyageurs que nous sommes, après 2 livres sortis en moins de 3 mois d’intervalle, j’avais tout sauf envie de rentrer.

Thib m’a demandé si j’étais sûre de moi, qu’avec mon travail quotidien, dont 4 mois à l’avoir non stop avec moi pour nous occuper ensemble de nos enfants, es-ce que ça n’allait pas faire « d’un coup un changement radical ? ». Je lui ai dis, ils sont heureux ici. J’ai justement besoin d’être en immersion totale avec eux, comme j’ai toujours rêvé de le faire, comme je le faisais au début à la naissance de Nathaël, pourtant avec un bébé qui avait beaucoup besoin d’être porté.

On a donc réservé l’hôtel Suite Home à nos frais cette fois. Thib a changé les billets et c’était acté. J’allais passer 10 jours seule avec nos enfants en Corse.

On est restés à l’hôtel pour plusieurs raisons qui sont très importantes : pour la gestion quotidienne, j’ai choisi de rester à l’hôtel Suite Home car il était proche de tout à pied : Pharmacie, Carrefour, plages, restaurants, aires de jeux, glacier, manège. Il y a une salle de sport et une piscine.

Donc déjà, je savais que je n’allais pas me sentir en galère de quoi que ce soit. J’avais tout à pied, et c’est important car j’avais envie de profiter pleinement et de me sentir en vacances même si je ne le serais pas puisque vous le savez, je ne coupe jamais. J’ai toujours des mails, du contenu pour les marques à produire, tester, des comptes rendus à faire, des articles à écrire, le SAV des e-books à gérer, etc. Quand j’ai 5 minutes, je réponds à vos messages. Bref, je travaille tous les jours que Dieu fait, même si parfois c’est quelques heures et d’autres des journées à quantité horaires normales.

PETIT POINT IMPORTANT :

Je sais que certains sujets sont sensibles, que mes réponses vont vous sonner « mère parfaite », mais pas du tout. J’suis loin d’être la mère parfaite, qui n’a pas un mot plus haut que l’autre, qui parle au ralenti à mes enfants, etc. Encore une fois, je ne peux pas inventer qui je suis pour passer pour la « maman real-life, déculpabilisante », je suis celle que je suis avec des choix qui me sont propres, selon ma propre histoire de vie, mon caractère, mon tempérament, la présence permanente de mon mari, la vision que j’ai de la vie et que l’on partage avec mes meilleures amies. Bref, vous l’aurez donc compris, je ne mens pas. C’est juste moi qui suis comme ça. C’est parti, je vous raconte tout !

Est-ce que j’ai appréhendé les 10 jours avec les enfants ?

Sincèrement, pas une seconde. Une fois mon plan établi dans ma tête, l’hôtel booké, c’était FREE ! Je me suis toujours dis que si je faisais des enfants c’était pour faire des choses avec eux sans avoir besoin de personne d’autres (même si Thib c’est ma vie, là je mets en avant la capacité des mamans). Pour moi, je veux, c’est obligatoire, me sentir capable d’être avec mes enfants sans craindre quoi que ce soit de ma gestion avec eux. On ne forme qu’un, même quand on est 3.

Alors si j’appréhende un jour, ce ne sera pas de ne pas y arriver à m’occuper d’eux seule, genre d’ « appréhender en avoir marre », ça non. Je suis désolée si mon ressenti peut être classé de culpabilisant pour les mamans qui ressentent ça, mais je ne vais pas mentir pour faire déculpabiliser. Il faut de tout pour faire un monde et je fais partie de ces femmes qui n’en ont sincèrement jamais « ras le cul » d’être avec leurs enfants, surement dû à mon histoire, je ne sais pas, mais ma réalité c’est que je n’ai jamais ressenti le besoin de partir quelques jours sans mes enfants, jamais ressenti le besoin de partir faire une journée « off d’eux ».

Bref, donc, si j’appréhende un truc c’est « comment je vais réussir à faire du sport et travailler dans ma journée ». C’est tout ce que j’appréhende quand je suis seule avec mes bébés. Pour être tout à fait honnête, j’avais hâte de ces 10 jours hors du temps, plongée dans notre bulle.

Comment se sont passés les 10 jours avec les enfants ?

Ils sont passés beaucoup beaucoup beaucoup trop vite ! J’ai pris une bouffée d’air frais, un kiff intense. Je ne sais pas expliquer à quel point, ces 10 jours m’ont été bénéfique.
Avec ma meilleure amie on se comprend tellement sur ces ressentis ci. Elle part très souvent seule avec les garçons, plus grands que Lyanna et Nathaël, mais elle a toujours fait ça. Quand on en parle on est tellement fan de ces moments où nous sommes seules avec nos bébés.
J’aime tellement être en immersion totale avec eux, me sentir dans une bulle d’eux.

Vous savez ce sentiment où on enchaîne plein de choses, qu’on est fière à la fin de la journée car elle a été hyper productive. Et bien je ressens ça quand je gère seule les enfants, qu’on fait plein de choses, que j’arrive à désamorcer des situations de crises. Anticiper des galères, surmonter un moment de suées intense. J’ai aimé être en cohésion avec Lyanna, cette complicité qui grandie de jour en jour.

Les 10 jours, ont été un grand bol d’air frais pour nous 3. Nathaël qui a un fort besoin de ma présence m’avait absolument dédié à lui et Lyanna chaque seconde de ses phases d’éveils. Ça c’est clairement un kiff pour lui. J’ai donc lié ça au fait qu’il a fait 8 nuits sur 10 sans réveil. Habituellement il se réveille au moins 1 à 2 fois par nuit.

Lyanna ça lui a fait du bien de me retrouver seule aussi. Avant l’arrivée de Nathaël, des grosses complications dans la santé de Thib, du confinement, nous étions essentiellement que toutes les deux. Je partais en déplacement pro avec elle, jusqu’à 8 jours qu’avec elle. On partait en week-end toutes les deux, on était toute la journée ensemble, elle était ma BEST PARTENAIRE ma fille.

Par la force des choses, Thib a été très très présent dernièrement, c’est un papa très impliqué, mais habituellement il bosse beaucoup. Là, il a été arrêté pas mal de temps pour sa santé.
On ne s’est plus retrouvés que les enfants et moi. Mine de rien, j’aime ces moments, j’en ai besoin.

Pas du tout en rapport avec Mon Thib, pas du tout, mais mon accomplissement de maman, de femme, de working girl, j’ai besoin d’être en immersion avec mes enfants. C’est mon temps précieux à savourer.

Des moments précieux

 

Bref, ces 10 jours se sont vraiment bien passés. Après oui, il y a eu des moments de rush comme quand il fallait se dépêcher pour une raison x ou y et que Lyly avait en tête autre chose là, fallait négocier, expliquer en même temps Nathaël devait dormir donc il fallait se dépêcher car il allait devenir grognon. Ou encore une fois où Lyanna a eu un fort excès de colère, elle devait être fatiguée, avait besoin que certaines émotions sortent, elle hurlait, je l’ai mise dans la chambre, j’ai attendu que ça se passe, continuant de lui parler à travers la porte. Tout est rentré dans l’ordre après 15 bonnes minutes à lui parler, la laisser extérioriser (ne me demandez pas quoi, je ne sais pas mais c’était justifié pour elle). Mais bon, j’ai quand même eu ce moment chaud la baraque.

C’était aussi 10 jours avec plein d’activités.
On a vraiment eu des journées bien remplies et on aimait ça.

J’ai même repris la lecture, j’ai fait des siestes avec les bébés et je me forçais à me coucher avant 1h du matin pour ne pas être déphasée s’ils se réveillaient dans la nuit ou le matin au lever.

Avant le départ de Thib j’avais enchaîné à balle toutes mes créations de contenus à faire, pour ne traiter que mes mails et les publications. Rien à produire comme support pour imager mes retours d’expériences. Si j’avais eu des contenus ou des photos à produire, là, ça aurait pu me faire avoir des suées. Autant ça peut être fluide, autant pas du tout et là c’est suée assurée ^^.

Durant la semaine j’ai donc uniquement géré les publications à publier selon mon envie, mes moods, mes messages à passer, mes inspi, notre vie. Je crois que j’ai dû avoir juste une collab comme retour d’expérience à vous partager, sinon les mails, le ebook pour l’impression des livres, les commentaires sous mes photos et deux trois autres choses, mais rien comparé à mes journées habituelles, ma masse de travail quotidienne.

En fait, j’me suis octroyée 10 jours de vacances, certes pas les mêmes que quand j’étais salariée, mais c’était bien des vacances pour moi. J’ai demandé le ménage tous les jours dans notre appartement/chambre pour ne rien avoir à faire de ce côté là, moi la maniaque ^^.

Franchement ouais c’était mes vacances annuelles quand j’y pense, ça m’a vraiment permis de lever le pied. J’avais pas trop le temps de partager, mais du coup, je passais moins de temps sur mon tél aussi car derrière une photo ou une vidéo publiée ce sont des heures pour répondre à un maximum de personne, etc, etc.

10 jours de stratégie millimétrée et d’organisation pointue mdr.

 

Comment je me suis organisée pour allier enfants, sport, activités, travail, rythme de chacun, repos, repas, douche, course etc, dans un 36m2 avec deux enfants en bas âge ?

On se levait le matin, souvent, le premier réveillé réveillait le deuxième. On prenait le petit-déj en musique, on trainait, jouait, on se préparait puis dès que Nathaël avait ses premiers signes de fatigue, on partait à la salle de sport.

Je l’endormais en poussette, que je mettais dans un coin de la salle, et je faisais mon sport avec Lyanna qui jouait sur les machines.

On restait là le temps de la sieste de Nathaël, entre 1h et 1h30 et quand ça dépassait, j’emmenais Lyanna à la piscine quand même (avec Nathaël hein) et on attendait qu’il se réveille, souvent avec les bruits des enfants, en 2 secondes il se réveillait, même pas le temps pour moi de me baigner lol.

Nathaël mangeait à la piscine, pendant que Lyanna se dépensait en masse à sauter dans l’eau. On remontait vers 13h, le temps de manger Lyly et moi, Nathaël jouait (parfois on remontait, on mangeait tous les 3 et on descendait ensuite à la piscine 45 minutes).

Pourquoi la piscine absolument, avant la sieste… Simple : pour bien que Lyanna se dépense et soit fatiguée au moment d’aller dormir, qu’elle ne me fasse pas tourner en bourrique avec son légendaire « mon cerveau n’est pas fatigué » afin que je puisse travailler durant la sieste.

Idem, mon astuce : Je ne couchais jamais l’un avant l’autre pour la sieste de l’après-midi. Les deux c’était en même temps, pour avoir certaine d’avoir la sieste des deux pour bosser. C’est toujours le coup : tu les couches en décalé, au lieu d’avoir 2h pour bosser t’as que 30 minutes et ça pour le coup c’était relou. C’est arrivé une fois que Lyanna ne veuille pas faire la sieste et ça fout bien en l’air le rythme boulot fait/boulot à faire.

Sur 10 aprèm, il y en a eu 2 écourtées par de petites siestes ou pas de sieste par Lyanna. Sinon c’était de grosses siestes. Je les couchais quand vraiment ils étaient fatigués, c’était endormissement rapide, simple et efficace, lol. Les deux dans la même chambre, des fois Lyanna me demandait de m’allonger avec elle, je m’endormais et au bout de 30/40 minutes j’allais bosser.

Ensuite, le réveil était donc assez tardif, vers 18h, ils prenaient un goûter et hop on filait faire une activité pour les dépenser. Mer, piscine, balade, jeux, pique-niques, plusieurs les uns après les autres, lol. On rentrait, repas, douche tous les 3 en même temps (j’adorais ce moment), ou inversement, puis selon l’heure, on ressortait se balader ce qui endormait Nathaël. Je passais un moment à discuter avec Lyanna qui était en porte bébé contre moi.

On rentrait, comme Nathaël dormait. Lyanna se couchait sans faire de bruit, sans demander 10 histoires.
Je me mettais à travailler jusqu’à 00H30 maximum.

C’est aussi arrivé qu’un soir je fasse du sport une fois Nathaël endormi le soir car j’avais pas pu dans la journée (rare exception). C’est arrivé qu’on appelle SOS médecin pour Nathaël qui a eu du muguet. Bref, sur 10 jours c’était comme ça avec quelques variantes parfois, mais rien de significatif.

Astuce à retenir :

Pleins d’activités pour les occuper, les fatiguer (en bonne fatigue, merveilleux souvenirs), les coucher en même temps et ne pas les coucher à l’heure car c’est l’heure à laquelle votre grand-mère couchait votre mère, car c’est l’heure… Couchez les quand ils sont fatigués, pas quand vous décidez qu’ils sont fatigués… La nuance est importante ^^

Surtout, prenez ce qu’il y a à prendre. Vivez sans montre, sans pression, sans dictat.
C’est un moment de kiff, pas d’école, pas de contraintes horaires de la société, alors, détente.

 

Comment je me suis sentie au terme des 10 jours ?

En fait, c’est rigolo le cerveau. J’aurai pu continuer comme ça encore longtemps, mais mon cerveau savait que Thib revenait. J’me suis couchée plus tard me disant : commence à rattraper, Thib arrive donc je pourrais dormir le matin si besoin. OUI, sauf que comme un fait exprès, les deux nuits ont été merdiques de chez merdique avec Nathaël qui a eu vraiment trop chaud et j’éteignais la clim car on commençait à avoir la gorge prise. Mon cerveau me fait toujours ça. Je suis capable de gérer sans problème, tout, subir, surmonter la pression, la fatigue tel un robot, MAIS dès qu’il sait que je vais pouvoir déléguer, il se met direct en « surchauffe » le con mdr. Donc le dernier jour j’étais séchée, mdr.

J’ai déjà eu ça 4 fois en moins d’un an cette année. Quand Thib partait à l’hôpital, que je gérais Lyly bébé, le boulot, la maison, ma grossesse, le stress de son état. Quand il a passé la porte j’me suis effondrée de fatigue dans le canapé j’ai dormi 3h d’affilées.

C’est rigolo comme le cerveau nous joue des tours, hein, très fin ce coquin, lol.

Est-ce que Thib m’a manqué ?

En tant qu’amoureux oui ! C’est mon pilier, mon meilleur ami, donc sa présence est un manque perpétuel, mais je vous le dis, j’aime ces moments où je ne peux compter que sur moi. J’aime ces moments. C’était un choix de ma part de rester alors qu’il rentrait bosser.

J’ai demandé plusieurs fois à Lyanna si elle était contente qu’on se retrouve tous les 3. Elle m’a systématiquement demandé « pourquoi on n’est pas tous les 4 », je lui expliquais.

J’occupais beaucoup les enfants, donc oui, Thib leur a manqué, mais on avait l’habitude avec Lyanna de partir ensemble. Nathaël lui, c’était une première. Malgré que le fait qu’on soit tous les deux uniquement à sa naissance, ça l’a marqué je trouve. Nos journées étaient tellement intenses, qu’on avait pas trop Thib au tel. Lui par contre, il le vivait moins bien. On lui manquait beaucoup, il dormait très mal, encore moins bien que lorsque Nathaël et Lyanna font des réveils à la chaine, lol.

À la fin du séjour, j’expliquais à Lyanna qu’on allait retrouver papa. Elle m’a répondu « non on reste tous les 3 » lol. Évidemment, c’est une petite fille qui a vu qu’on faisait mille trucs ensemble. Quand Thib est là, on a plus d’horaires disons, lol. Mais c’était la plus heureuse des petites filles lorsqu’elle a pu le retrouver.

 

Est-ce que j’avais hâte que Thib revienne ?

Je n’avais pas « hâte » ou pas hâte, j’ai vécu dans le présent, avec mes enfants et j’en avais besoin. Mais évidemment qu’en tant qu’amoureux oui, encore une fois, car je l’aime, qu’on a l’habitude d’être toujours ensemble. Il est mon double.

Après je suis autant amoureuse qu’indépendante. J’suis déjà partie avec Lyanna 8 jours à Paris sans Thib, pour le boulot et lui bossait. Je sais qu’après on va se retrouver intensément. On ne va pas se retrouver 2 jours et se croiser le reste du temps. On est essentiellement toujours ensemble, donc le peu de fois où on a des coupures comme ça, ce n’est pas invivable. C’est, je dirai, nécessaire. On est toujours ensemble, mais jamais que TOUT les deux. Vous voyez ce que je veux dire ? Depuis qu’on est parents, on vit en famille, donc le fait de vivre « séparément » quelques jours, c’est se rappeler qu’on a besoin l’un de l’autre, mais profiter de ces quelques jours off mentalement.

Est-ce que je n’étais pas trop exténuée ?

Évidemment que si puisque je n’étais pas en vacances. J’ai encore jonglé avec enfants, leur faire plaisir par le biais de plein d’activités, mon boulot même si j’avais fait en sorte de faire le maximum avant le départ de Thib, les impératifs qui se sont fait au dernier moment.

Être seule avec ses enfants, c’est un bonheur pour moi, mais il faut avoir la santé, évidemment. Alors sur le coup, quand je suis dans l’action disons, je ne ressens aucune fatigue, telle une machine programmée à assurer. En revanche, la veille du retour de Thib, j’étais comme à plat, comme chaque machine qui arrive à peu de batterie, elle merdouille, elle est au ralentie, mdr.

J’ai mis plus de temps à faire ce que je voulais faire le samedi, on était à l’accro-branche j’étais moins pile électrique qu’habituellement. Systématiquement quand je gère seule plusieurs jours Lyanna (et Nathaël comme à Maurice en janvier), je gère très bien, je dors très peu, et quand je rentre je rattrape en sommeil profond et mon Thib gère les réveils (que je n’entends plus). Évidemment que ça épuise, mais vraiment, demain je signe pour recommencer, car PUTAIN QUE J’AIME CES MOMENTS !

On profite différemment seule avec ses enfants ? Tu as réussi à faire pleins d’activités ?

 

Être seule avec deux enfants, c’est profiter autrement, oui. C’est être partout à la fois et parfois sans profiter pleinement d’un moment. Dans le sens, par exemple à l’accro-branche où Lyanna était dans les jeux en hauteur, j’avais Nathaël dans les bras (ou en poussette), j’étais avec Lyly, mais si Thib avait été là, j’aurai été AVEC Lyanna DANS les jeux et pas uniquement à la regarder et l’encourager.

Pour autant j’ai quand même eu quelques minutes avec elle dedans, grâce aux copains. S’ils n’avaient pas été là et bien j’aurai fait uniquement l’encourager et la suivre avec son petit frère dans les bras. C’est comme ça, quand on a deux enfants en bas âges ou du moins un bébé qui vient d’arriver. Pour moi, c’est pas un problème tout ça, car durant le séjour, on a fait plein d’autres choses où je profitais avec eux deux, en même temps. Certes je ne me suis pratiquement pas baigné des 10 jours, mais eux si. Lyanna notamment. On a été au resto plusieurs fois, piscine tous les jours, coucher de soleil, mer, jeux pour enfants, jeux dans le sable, rencontre d’une maman qu’on a retrouvé plusieurs fois, magasins, piques-niques, accro-branche, déjeuner chez les copains, même des rdv pour la maison avec notre constructeur, mdr.

Franchement, on a profité à fond, différemment dans certaines situations, mais on a quand même profité ! Ce genre de moments c’est aussi enseigner à nos enfants l’écoute de l’autre. La responsabilité « maman s’occupe du plus petit, je te fais confiance pour telle chose », la patience « je suis seule pour vous deux, chacun son tour », etc.

C’est pour moi, leur apprendre des choses essentielles et pourtant, ce n’est que l’école de la vie de famille qui va forger des personnalités avec de l’empathie « maman est fatiguée pour telle raison, on va faire autre chose que telle activité ».

J’ai toujours vécu ainsi avec Lyly et j’en suis très fière et sans aucun regret.

 

Est-ce que j’ai eu des moments d’énervement ?

 

Je m’énerve lorsqu’une situation s’avère être dangereuse pour l’un d’eux. Si je ne suis pas fatiguée, je vais être dans l’explication, calme, posée. Quand je suis fatiguée ou que j’ai eu peur, je vais avoir tendance à crier quelques secondes. Puis je me reprends direct.

JE ME DETESTE, c’est le mot, je me DETESTE de crier sur mes enfants, plus précisément Lyanna, car Nathaël est trop petit, c’est impensable de crier sur lui.

Si Lyanna va mettre en danger son petit frère je peux crier, car j’ai eu peur donc ça m’énerve. Mais c’est très rare. Quand ça arrive, je m’excuse de suite, je me reprends, je m’assoie, je parle avec Lyanna, je ne reste JAMAIS sur le cri. C’est comme ça, je suis adulte. T’as fait une connerie alors je te crie dessus : jamais. J’estime que c’est débile de ma part, en réalité quand j’en viens à crier c’est que j’extériorise sur elle ma fatigue, un stress quelconque (un mail reçu pas répondu par exemple) et ça, c’est inadmissible pour moi. À 3 ans et demi, elle n’a pas à essuyer mes aléas de la vie. Ce sont les miens, elle aura bien le temps de devoir composer avec les siens.

Alors, oui, durant le séjour, j’ai dû m’énerver une ou deux fois, mais en aucun cas ça a duré, j’ai pris ça comme « elle en verra d’autres ». Jamais. C’est insensé pour moi de pouvoir penser ça. Mes enfants ne sont pas mes décharges. Ils sont mes Dieux et je dois les honorer chaque minute.

Comment j’ai géré la gestion avec deux bébés dans 36m2 ?

Au final, je me suis demandée pourquoi j’avais voulu une « si grande » maison en Corse mdr.
L’appartement Suite Home était tellement bien fait que je n’ai pas eu de souci sauf les couacs de sieste de Lyanna qui étaient chiants car elle jouait et j’avais peur qu’elle réveille Nathaël. Du coup, j’avais dû lui demander d’écouter des audios de la Pat Patrouille dans le lit superposé de l’entrée pendant que je bossais. Puis on a été faire l’école à la maison sur la terrasse. Elle n’a pas été trop embêtée par ces 2 non siestes et NON je n’ai pas mis une seule fois la télé en 1 mois et demi en Corse. On est vraiment vraiment vraiment pas des parents à télé. C’est vraiment pas ni une habitude, ni une réflexe, ni un moyen pour nous « sauver/aider » d’une situation.

Mes astuces à retenir (quand les bébés sont en bas âges, sinon c’est différent bien sûr) et mes anecdotes :

 

Ne pas coucher l’un avant l’autre mdr, ne pas hésiter à les endormir ce qui permet de dormir aussi un peu en même temps et ça ne fait pas de mal mdr.

Prendre les douches soit tous ensemble, soit les enfants ensemble et on sort le plus petit en premier, en demandant au second de ne pas bouger (s’il est en âge de comprendre bien sûr). On prenait peut-être 2/3 douches par jour, entre se rincer après la piscine, la plage, les repas car Nathaël en met partout et je n’avais pas de chaise haute. Sur les 30 douches environ, j’ai été 30 fois nue pendant 15 minutes, le temps de sécher, habiller, sécuriser chacun d’eux et ensuite juste enfiler une robe mdr.

• Ne pas se prendre la tête avec les horaires, on fait comme on peut.

• Ne pas oublier que ces situations, des mamans les vivent tous les jours car elles sont seules avec leur bébé pour pleins de raisons. Elles s’en sortent, on s’en sort et on ne se plaint pas car nous, on va retrouver notre aide quotidienne (c’est ma vision).

À la piscine, on signe avec le fait de les regarder se baigner ou de patauger, mdr

• On profite de la sieste du plus petit pour faire quelque chose avec le plus grand (école à la maison, piscine, sport), etc.

• On prend un porte bébé. J’y mettais Lyly  pour pouvoir avoir des conversations avec elle, si je l’avais mis en poussette et Natha en porte bébé, il se serait endormi et je n’aurai pas osé parlé fort, et avec le bruit alentour  (voiture, gens, bar), je n’aurais jamais entendu Lyly, donc la balade aurait été écourtée et chiante pour elle.

Voiture de location toujours, même quand on a tout à proximité ^^

 

Le bilan :

C’était merveilleux ! Un moment intensément divin ! Fatiguant par moment, les siestes sont nos alliées clairement ^^. Pour rien au monde je refuserai de recommencer. On est toujours tous les 4, on se forme ensemble, on évolue, on apprend, on crée tout ensemble à 4. Alors ces moments différents sont des souvenirs incroyables, un apprentissage de la vie rempli d’amour, de respect, de rires, de compassion, des habitudes changées, faire face à l’absence d’un pilier, pour autant ne pas se sentir perdus car il n’en reste un. Bref, c’était magique et je remercie la vie de m’avoir offert cette parenthèse si chère à mon coeur de maman.

J’ai bien failli ne jamais connaître ça. La nature ne m’a pas offert d’enfanté facilement et naturellement. Alors, chacun de ces moments, je les chéri et j’honore chaque mamange <3

A mes enfants, à l’amour, pur et rêvé.

Votre Maman.

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