Oui, je me confie, à vous, à toi ma copine derrière ton écran, à toi qui rêve d’être maman, à toi qui comme moi, a déjà l’amour de ta vie mais aimerait aimer doublement.

Je ne suis pas cette nana qui tombe enceinte juste en éternuant. Non, moi je suis de celles qui n’a rien qui fonctionne normalement. Enfin, pas simplement. 

Si y’a bien une chose à laquelle je n’ai jamais douté dans ma vie, c’était le désir d’être un jour maman, deux enfants, l’idéal, trois si l’avenir en est ainsi. Un si le destin est taquin. Dans tous les cas, je voulais un bébé, donner la vie, aimer comme c’est pas permis. 

J’ai toujours su aussi que ce ne serait pas facile, allez savoir pourquoi, mais je le savais. Cette appréhension d’une stérilité, cette appréhension d’une incompatibilité (oui cela existe, aimer son conjoint, mais ne pas avoir les gênes compatibles pour créer la vie). 

Ma maman a eut beaucoup de mal à m’avoir, sans parler de sa fausse couche, pour autant avoir mon petit frère est arrivé si facilement et si rapproché de moi. Ma mamie maternelle n’ayant pas de soucis à tomber enceinte avec 5 enfants mais parmi eux, un ange mort né, ma marraine n’a jamais pu, on a jamais su, (pourquoi). 

Je n’ai rien sans rien, Dieu ne m’offre pas la vie sans l’avoir mérité. Cela va bien au delà de ces quelques mots, et pour preuves, je ne peux donner la vie sans passer par « une sorte de pire ». 

Dieu que je savoure la vie, ensuite, je sais pourquoi, comment, et à quel point je l’ai désiré, pleuré, espéré et prié.

Je pense que Dieu veut me marquer, me marquer en me disant que la vie qu’il me donne, à vie je devrais tout lui donner en retour. Je sais bien qu’on a pas besoin de galérer pour aimer son enfant, le chérir, le choyer, tout lui donner. Mais comme disait Johnny qu’on me donne le froid pour que j’aime la flamme. Je pense que c’est pour le couple, mon couple que c’est là que nous nous construisons, que c’est là qu’on s’encre un peu plus l’un à l’autre, surmontant mes pleurs, mes peurs, mes déceptions, mes sauts d’humeurs, ce traitement qui m’assomme, ces moments où je me renferme. Je ne pense pas que Dieu me fait plus aimer mes enfants, en me faisant galérer et me mettant des épreuves. Je pense que Dieu met mon couple à l’épreuve. 

En avons-nous besoin ? Finalement, nous avons notre vie rêvé, on s’aime d’un amour inconditionnel, on vit ensemble toute la journée, ne nous suffisant que l’un à l’autre, ne laissant personne faire du mal à l’autre. Il faut bien que nous ayons un lot de galère, le voilà. Surement un des plus durs, car oui c’est dur.

Ne pas être sûre de réussir à fonder sa famille, espérer chaque mois passé, chaque piqure injectée, chaque rapport terminé. 

La première fois, pour Lyanna, je m’effondrais,

je finissais par terre, en pleurs, criant de désespoir, demandant pourquoi, qu’avais je fait pour mérité cela, pourquoi pas moi, serais-ce parce que je serais une mauvaise maman, j’étais anéantie mois après mois. Je gardais cet espoir, cet lueur en moi, allez savoir pourquoi. 

Je pensais que pour bébé 2 ce serait facile, on me disait, Maryline, tu sais, 99% du temps on galère pour le premier et le deuxième c’est au retour de couches. J’avais répondu, écoutez, vu comment ça s’est passé, je dis oui à cette éventualité. Sans pilule, sans contraception, rien, 1 an et demi après, jamais eut ce foutu retour de couche, pour autant, jamais été enceinte non plus. Il est temps de reprendre le traitement, moi qui rêvait de me lever un matin en fonçant dégueuler, non pas pour la gastro mais pour des nausées. Ces bécasses ne sont jamais arrivées, enfin si, mais c’était le traitement. 

Croyez-le, ou non, mais quand même croyez le, je souffre bien plus que pour la première fois. Mon corps réagit plus intensément, plus difficilement, je vis plutôt mal ce qu’il me fait endurer.

Au delà de l’attente de ce joli bébé qui viendrait se nicher au creux de moi, je dois faire face à bien des symptômes, des effets secondaires plus que désagréables. 

J’ai des nausées, tout le mois ! On adore !

Je prends 4 kilos juste en regardant une galette de riz : je suis ravie !

J’ai des sauts d’humeurs, à la « bonheur ».

Je suis exténuée pour un oui pour un non, d’où mes siestes carabinées !

Dernièrement, je vous ai avoué avoir eut un coup de mou, pour vous avouer, cela fait quelques mois, qu’à chaque règle, je suis désemparée, j’ai des symptômes, les seins qui gonflent, le fer dans la bouche, la tête qui tourne, des nausées plus prononcées, je sens tout, mais mes règles arrivent avant même la date déterminée par l’ovulation. 

Oui, je vous explique, J1 commence le cycle, c’est le première jour des règles, et il se termine selon les corps vers J28.

A J14 on ovule (à peu près), mais toujours 14 jours après l’ovulation, on a ses règles. Cette phase ne varie normalement pas, c’est la phase d’avant qui varie et procure un cycle plus ou moins long.

Comme mon ovulation est déclenchée, on sait exactement, quand je vais avoir mes règles ou non, seulement plusieurs fois, j’ai carrément eut mes règles à J10 après l’ovulation et pas 14.

Même le gynéco ne comprenait pas le phénomène qu’il se passait, on a même pensé à des règles anniversaire, une sorte de phénomène qui peut arriver alors qu’on est bien enceinte. Mais non…

J’ai essuyé déception, sur déception. 

J’ai fini par craquer, paniquer, encore, moi qui me disait, pour bébé 2 « j’men fous, j’ai déjà le bonheur ultime, alors DON’T STRESS » mais quand ça cloche, forcément, on ne se dit pas « pas grave ». On sait que si on veut un bébé 2, faut tout donner, sinon c’est terminé. Se lancer dans ce type de projet, de démarche, c’est forcément avec le coeur, passion, et on y pense, bah oui, allez vous piquer tous les jours sans y penser, plus facile à dire qu’à faire, voyez et subissez les symptômes sur votre corps sans pouvoir faire quelques choses.

Je prends des précautions dans le cas où, comme pour le jour de l’an, pleine ovulation : on va restés à la maison, comme en allant à Disney, pleine phase d’après ovulation : on ne va faire aucun manège à sensation si bébé graine veut s’implanter. J’en passe et j’en passe mais chaque mois, je ne pouvais faire pleinement quelques choses pour ce « on ne sait jamais ». Puis rien…

Je me suis rendue compte, que déjà pour Lyanna, dès que j’ai ce traitement, cette démarche, je m’éloigne de mes amies de longue date, de mes proches proches proches. 

Je ne me confie pas à eux, non, je me confie à des copines « virtuelles », des copines d’insta. En 2016, je m’étais accrochée à ce réseau déjà grâce à « ça », et là, rebelote. Je m’en suis rendue compte, j’évite les coups de fils avec mes amies, ma maman, je n’aime pas mentir, j’sais pas garder ce genre de projet secret, j’ai besoin d’en parler, mais pas à elles, simplement, j’ai compris que … Tout le monde a de bons conseils sur ta personnalité, Mary tu devrais faire ça, ça, manger ça, dormir, toi tu sais aussi t’es comme ça… Arrête d’y penser… J’te connais…

Et ça, ça me met hors de moi, ces conseils bienveillants, je n’en doute pas, mais je ne les aime pas, car je n’en ai pas besoin, je ne recherche pas ça. 

Des femmes tombent enceintes en buvant, en couchant une fois par an, en étant sous pilule, en voyageant, en prenant des secousses, en étant surmenées, en étant … Bref, beaucoup de femmes tombent enceinte sans avoir a y penser en menant des vies de dingues, ou avec des traitements contre la grossesse. Et moi, je dois écouter des conseils sur comment me tenir, manger, dormir, réfléchir. Non, j’ai besoin d’espoir, d’expérience, d’entendre des miracles. 

Quand on veut un bébé, qu’on y arrive pas, on est au bout du sceau, mal, pas du coup pleine de confiance en soi, on se remet en question sans cesse, alors entendre que les autres nous connaissent, qu’on doit faire ainsi, etc, j’peux pas, je fuis.

Mes copines insta sont là, elles me disent que leur amie a eut ça, leur belle soeur, qu’elles ont eut ce cas, ou celui-ci dans leur entourage, ça me rassure, me redonne espoir. Je vois le verre à moitié plein et pas à moitié vide me demandant ce que je fais encore de pas « bien » pour ne pas tomber enceinte.

C’est humain, je ne leur en veux pas, et c’est humain ce que je recherche. Je m’en veux à chaque fois d’avoir réagit ainsi, d’avoir prit le maquis le temps du traitement, les premières au courant restent mes « elles », mais durant le traitement, c’est différent. 

Aujourd’hui, j’ai Lyanna, je suis heureuse, reconnaissante, je me dis qu’au moins, j’ai la chance de connaître déjà ce BONHEUR à l’état le plus pur que la vie puisse donner, mais sincèrement, un enfant, deux, trois, quand le désir d’un prochain est là, c’est dur de ne pas se demander pourquoi… 

Ma Lyanna, oui tu me suffis, oui tu es incontestablement, la révélation de ma vie, mon Messi comme dirait Papy, non, personne ne prendra jamais ta place, ma Lyanna, je veux juste que tu es toi aussi ce sentiment d’aimer cette première moitié, comme je peux aimer la mienne, ton « concon ». Un jour, tu sauras que ce choix est réfléchis, que ce petit « Colas » sur lequel tu vas veillé, te rendra heureuse et moi, je serais encore plus heureuse et infiniment comblée de vous voir jouer ensemble. Main dans la main. Ma Lyanna, toi, mon bonheur inespéré, ne doute jamais comme je peux t’aimer et à jamais.

* Colas, fais dodo Colas mon petit frère, fais dodo, t’auras du lolo. Maman est en bas… Moi Lyanna je veille sur toi. Comptine remixée pour endormir Lyanna.

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