Hello les filles,

J’espère que vous allez bien, je vous retrouve aujourd’hui pour un petit article « confession », « humeur », « blabla », vous l’appellerez comme vous le voulez, mais j’ai une nouvelle fois envie de partager avec vous, un bonheur que j’ai ressenti. Je suis de ces gens qui aiment partager ces expériences, remises en questions, ces bonheurs et désagréments à partir du moment où l’on peut en tirer une leçon de vie ou au moins quelques choses quoi lol.

Comme vous le savez, nous revenons de Rome, où nous y avons passé quelques jours grâce au site Weekendesk.

Nous sommes partis avec le virus de la gastro « au cul », et nous l’avons eut à tour de rôle. Et Thib l’a déclaré le mercredi 14 février, heureusement comme vous le savez je ne suis pas Saint-Valentin pour deux sous, et mon début de journée me le faisait bien comprendre.

Lyanna se réveille à 4h du matin à cause de Thib malade, je lui donne un bib car j’mettais bien dit qu’elle devait avoir faim vu que son appétit avait considérablement réduit avec ses vomissements. En recouchant Lyanna, j’me suis dis : « cool, on va se faire une petite grasse mat avant d’attaquer notre journée » vu que’elle venait de boire son bib en entier. Mais quelle pensée bien fausse je me suis faite.. 7h10 Moussaillon en action ! Bébé tout debout dans son lit qui nous appelait !

Thib au fond du sceau, moi fatiguée, pas le choix faut se lever, euh non : faut que je me lève. Je me prépare rapidement, et je file prendre mon petit-déjeuner avec Lyly.

Rien que là ; la cata ! Lyanna m’a mis une misère sans nom. Elle avait envie de manger tout ce que je mangeais mais une fois que je lui donnais elle le réduisais en miette, faisait tout tomber par terre.

J’avais honte de l’état de ma table, j’ai d’ailleurs pris des serviettes de table pour essuyer au maximum ce bazar.

On remonte dans la chambre, et là je comprends bien que j’irai visiter le Vatican toute seule avec Bébé.

J’me dégonfle pas, j’prends le strict minimum pour la matinée, en me disant que je reviendrais à la chambre chercher Thib et faire manger bébé en même temps.

Vu que nous étions juste à côté du Vatican, nous y passions tous les jours, sans l’ombre d’un contrôle. Arrivées devant avec Lyanna en porte bébé, je vois des dizaines de voitures blindées, la POLIZIA partout, j’me suis dis « OUH pourquoi c’est le jour où je viens seule avec mon enfant que tout est bizarre? Putain en plus j’parle pas un mot d’anglais compréhensible ». J’appelle Thib, qui ne répond pas, j’étais saoulée. Je vais voir un policier, et lui demande ce qu’il se passe, il m’explique que le Pape est là. Heiiiin le Pape est oùùùù???? J’étais trop émue.

Je comprends aussi que je dois passer les contrôles de sécurité comme dans les aéroports, j’flippe un peu du bordel avec ma Lyanna en porte bébé mais ma foi. J’y vais, je passe tout ça. Je me retrouve sur la place, et là, bondée de monde, les grands écrans allumés avec le Pape projeté dessus. Je tourne la tête et je le vois, sur l’estrade à parler. On reste un peu avec Lyanna a l’écouter, j’étais heureuse, moi qui en parlais à notre arrivée à Thibault : »Imagine on voit le Pape ». Et là, il était là, assis avec toutes ces personnes à l’écouter, y compris moi, nous, quelle émotion.

Je vois au loin que personne ne faisait la queue pour visiter le Vatican, j’me dis chouette, j’vais pouvoir passer vite. Je me rends finalement compte que s’il n’y a personne c’est qu’il est tout simplement fermé et ouvrira exceptionnellement à 13h30. Dégoûtée, je pars direction le musée du Vatican avec la Chapelle Sixtine et Saint-Pierre, la queue était vraiment ouf, mais ici en Italie, à Rome du moins, mon Dieu que la culture est différente. Quand les gardes voyaient que j’étais seule avec un bébé en porte bébé, ils venaient me chercher et m’escortaient jusqu’au bout, c’était incroyable, et les gens étaient heureux de nous laisser passer, ils souriaient, ils faisaient de la place, j’me disais mais « hein, autant, autant de gentillesse, autant d’amour dans vos gestes, vraiment ? ». Rien qu’à ce moment de la journée j’étais ébahie, émue, sans mot, sans voix.

On est passées avec bébé, très rapidement du coup, on a été se faire la visite des lieux, c’était splendide, merveilleux, j’en ai pris plein les yeux, Lyanna regardait autour d’elle et beaucoup aux plafonds, elle ne comprenait pas ce qu’elle voyait mais elle devait surement y trouver un intérêt au vue de ces grands yeux tout illuminés.

Nous avons fait deux trois achats à la boutique, oui comme dirait Thib : « t’es vraiment un cul béni toi », ce mec j’vous assure qu’il faut se les farcir ses remarques mdr.

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Je passe par l’étape WC et autant vous avouer que j’ai pris des suées. Enlever Lyanna du porte bébé, la changer, la maintenir en place alors qu’elle voulait descendre et marcher, trouver une solution pour moi aussi aller faire pipi alors que j’étais en combinaison (quelle idée de merde j’ai eut de la mettre ce jour-ci), y aller tant bien que mal avec Lyanna et la remettre dans le porte-bébé. 20 minutes ! On est bon !

J’appelle Thib en sortant et lui demande comment il va, évidemment mal, au fond du puits cette fois. J’me suis demandée quoi faire, rentrer et galérer dans la chambre avec Lyanna qui allait faire du bruit et empêcher Thib de dormir et se vider tranquillement, lui qui allait être mal, moi coincée dans une chambre d’hôtel à entendre tout ça OU parcourir Rome sous la pluie avec ma fille sur les épaules, passer lui acheter à manger, trouver où manger à deux, garder la batterie de mon téléphone pour me repérer car nous avions perdu notre City-Guide la veille. J’me suis lancée, ni une, ni deux j’réfléchis pas plus, ça ne sert à rien. Je nous achète une cape moche toute verte pour nous couvrir de la pluie, et c’est parti. Rome ne s’est pas fait en un jour et moi j’en avais que 5 pour tout découvrir.

J’ai décidé d’aller à la Villa Borgèse, évidemment je ne décide pas d’aller au plus simple, ni au plus plat, et non plus au plus près.

Mais qu’est ce que c’était beau.

Lyanna dormait contre moi, je filmais pour vous, je parlais seule, je réfléchissais, j’ai enfin eut ce moment où je me retrouvais avec « moi-même », sans PC, sans article à écrire, sans Instagram à parcourir, sans email à répondre, sans appels à passer ou sms à envoyer. Je me suis retrouvée « seule », avec Lyanna oui, mais on visitait, elle s’endormait, on rigolait, on échangeait nos regards, on se comprenait. Je crois que j’avais besoin de cette journée pour faire le point…

On a été déjeuner ensemble dans un restaurant Italien que j’ai trouvé rapidement sur « Plan », quelle tuerie (je vous le répertorierai dans mon article « bonnes adresses à Rome »). J’ai commandé mon plat, et nous avons mangé en tête à tête avec ma fille, quoi qu’il n’aura pas duré longtemps vu qu’elle est systématiquement à chercher les gens qui l’entoure, donc on a fini par se faire des potes Italiens, ils ont prit Lyanna sur leurs genoux et on a discuté, de tout, de rien, de l’Italie, des plats typique, de ce qu’il faisait dans la vie, et moi, ce que je faisais là.

C’était bien, c’était chouette.

Nous sommes reparties avec bébé, continuer notre découverte de la ville. Tout ce que je voyais était nouveau, des monuments encore pas vu, des places pas encore découvertes, puis là, la Place des Espagnols. Il faisait grand soleil, mais il était 16h, le soleil n’étais plus très haut et le spectacle de celui-ci derrière les plus hauts monuments offrait une lumière merveilleuse. J’me suis dis, il faut que je vois cette place de tout en haut, alors nous avons gravit les centaines d’escaliers, et là Magique !

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Nous avons pris un peu le soleil sur notre peau pour redescendre ensuite, passer à côté d’un énième musicien et pour faire rire Lyanna j’ai dansé, gagné : elle riait aux éclats, et moi aussi.

J’me pose pas la question du regard des gens, je vis pour moi, pour elle, pour nous.

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J’ai enlevé Lyanna du porte bébé pour qu’on profite ensemble à se balader, on se tenait la main, on avançait lentement mais surement, je n’avais pas d’impératif, juste celui de kiffer ma journée si mal commencé.

On s’est fait un petit goûter dans LE glacier le plus gouteux de la ville. On s’est posées, on a mangé, j’ai ris de voir Lyanna kiffer autant mes parfums de glaces et leur chantilly. C’était tellement parfait.

18h, je me suis dis qu’on allait rentrer, en plus, je trainais mon mal au genou depuis 15h alors allons, rentrons, oui pour celles qui savent j’ai déjà fait un IRM à ce sujet, le poids du sac à dos et de bébé sur le torse étaient un peu exagérés pour cette foutue rotule (épanchement). Mais nique, tu ne m’auras pas non plus, toi vieux genou tout foutu, quand on dit que le mental peut nous soigner, j’en suis convaincue.

Nous sommes rentrées par les bord du Tibre, nous avons prit un chemin encore jamais emprunté avec Thib, nous avons vu le coucher de soleil, et admiré la lueur de la nuit arrivée petit à petit. Puis Lyanna s’est ré-endormie.

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J’avais le dos en feu, les épaules pareilles, je tirais mon sac pour qu’il ne touche plus mes épaules, je « sur »portais Lyanna dans mes bras pour porter son poids autrement. Je ne peux pas dire que je n’avais pas mal, mais je ne peux pas dire non plus que c’était insoutenable. Cette journée avait mal commencé, mais en regardant et admirant tout ce qui s’était présenté à nous en l’espace d’une journée, m’avait fait tenir, et en fait, m’avait même évité d’y penser. En fait, j’avais bien d’autres choses à panser, penser…

Ce jour là, j’ai eu le temps, le temps de réfléchir, chose que finalement je ne prends plus tellement maintenant. Enfin, si, mais plus si profondément. Ce que je cherche dans la vie, ce dont j’ai besoin, ce que je ne veux plus aussi, c’est important.

J’ai réfléchis sur ma personne aussi, qui je suis, et qui me correspond. J’ai versé quelques larmes, car je suis blessée au fond de moi, profondément blessée. J’ai compris que je donne énormément, mais quand je dis énormément c’est le mot, et c’est tristement vrai. Je me fais systématiquement une raison quand en retour je n’ai pas de reconnaissance, ce n’est pas mon but, mais être face à autant d’ingratitude devient pesant, blessant, touchant.

Je me suis demandée pourquoi l’Humain était si con, si ingrat, si égoïste.

Je me suis demandée si je devais continuer d’être celle que je suis, aimante et compatissante de nature, je me suis posée plein de questions, puis j’ai échangé avec des Italiens, Italiennes, j’ai vu leur gentillesse, leur bonté naturelle, leur coeur sur la main, leur bienveillance naturelle. J’ai compris, que l’Humain aura gagné quand il m’aura changé, quand il aura fait de moi celle qu’il est, sans âme, sans bonté, et que dans ce monde, encore beaucoup de personnes ont besoins, méritent et attendent un sourire.  Je ne veux pas changer qui je suis, mais je vais me séparer des personnes qui ne me correspondent pas, plus. C’est aussi ça le fond du problème, restez avec des personnes qu’on aime mais qui ne nous mérite pas. Ce n’est pas culotté de dire ce genre de choses, c’est encore une fois honnête. Il faut l’être avec les autres mais aussi avec soi-même.

Il faut savoir de quoi on est capable pour ses proches, ses amies, son conjoint (les enfants c’est à part évidemment), il ne faut plus se contenter de « rien », c’est bien de se contenter de rien, mais ça ne nous fait pas vibrer. A force de se contenter de rien, on a plus rien, car les gens ne cherchent plus à être « bons », ils savent qu’on est là, fidèles au poste. Alors non, je vaux mieux que rien. Et vous aussi, vous valez mieux que rien.

Cette journée a été magnifique, je vous le dis, j’ai passé la journée en tête à tête avec Lyanna et avec moi-même, j’ai fait tout ce que j’aimais, j’ai visité, j’ai mangé au restaurant, j’en ai pris plein les yeux, j’ai partagé des rires, j’ai dansé, j’ai vu mon enfant s’émerveillée, j’ai pris conscience que j’existais et que j’avais besoin d’être surprise car je suis une personne surprenante, quel bonheur de terminer sa journée en se disant cela, d’avoir un bilan si positif à tirer. Je suis rentrée, j’ai retrouvé mon mari, et malgré toute cette journée de charge intensive sur le dos et galères du début, j’ai pris plaisir à tout lui raconter.

Dans la vie, dans nos vies, ce qui compte c’est avec qui nous la partageons. Mari, amies, famille, travail : tous les acteurs comptent et contribuent à notre bonheur, notre épanouissement. Mais la personne qui compte le plus à votre bonheur, c’est soi-même.

Ne l’oublions pas, ne l’oublions plus, pensons à ça, nous sommes LA personne la plus compétente pour aller bien, pour voir le verre à moitié plein…

Emerveillons-nous, surprenons-nous, qu’on se contente souvent oui, mais pas tout le temps…

Ma Saint-Valentin était magique mais si simple et saine finalement, et la vôtre ?

Amicalement,