Motricité libre et trotteur : contradiction !

Hello les filles,
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Comment allez-vous ?
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Bon, je reviens ici avec un sujet bébé… Eh oui, quand une photo suscite des interactions, je me dois de venir en reparler plus longuement afin de vous expliquer mieux les choses…
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Alors oui, je suis la maman qui pratique la motricité libre avec ma fille, c’est-à-dire que je la mets dans un grand espace afin qu’elle ait envie d’aller découvrir ce qu’il se passe à l’autre bout.

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Je vous en reparlerai dans un article dédié car c’est vraiment intéressant comme façon de faire, je ne dis pas que c’est LA meilleure, ou que JE suis intelligente de faire comme ça, non, mais cette technique est intéressante, alors autant vous en parler, car certaines ne connaissent peut-être pas, mais ma foi, aujourd’hui, j’ai envie de vous expliquer pourquoi, je suis en « contradiction » avec la motricité libre que je pratique en temps normal.
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Bon, en fait, je vais tout vous expliquer d’un coup, ce sera plus parlant, sinon vous n’allez pas saisir, et je vais vous laisser sur votre « faim », fin… 😉
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La motricité libre c’est quoi ?
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Laisser à l’enfant à liberté, la possibilité de se déplacer et d’évoluer seul et à son rythme. C’est le fait de laisser bébé découvrir son corps, ses capacités motrices par lui lui même. Dans la motricité libre on ne met pas bébé dans une position qu’il n’a pas acquise seul et dans laquelle il ne pourrait pas sortir seul. Un enfant va apprendre naturellement et spontanément les différentes postures de la vie, il n’aura pas besoin de notre aide. L’enfant va tout faire par étape, seul, et sans que l’on lui force au risque d’entraver son parcours naturel.
On doit donc laisser libre espace à bébé, mais attention, toujours sous notre surveillance bien sûr, et intervenir QUE s’il y a un danger. Cela permet à l’enfant de faire sa propre expérience et d’évaluer les « dangers » lui même (quand on parle de danger on parle de chutes par exemple, pas de danger extrêmes comme le laisser jouer avec une bille, qu’il va avaler et s’étrangler, non, ça évidemment qu’il ne saura et on serait de grands malades de dire « motricité libre : il doit apprendre le danger seul » mdr ! C’est bête mais je préfère toujours préciser ^^).
L’empêcher de tester les choses et qu’on lui fait tout pour le protéger, l’aider ou parce qu’on a peur, il ne sera jamais capable d’évaluer lui même s’il peut ou pas faire telle ou telle chose, et de même qu’il pensera ne pas en être capable. C’est donc le principe de la motricité libre, laisser bébé être libre dans ses mouvements, qu’il les acquiert un par un par lui même.
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Comment favoriser la motricité libre ?
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Les vêtements de bébé
Il est mieux de mettre bébé en legging, pantalon souple plutôt qu’un jeans qui va l’étriquer et le mettre en difficulté pour effectuer ses mouvements en étant à l’aise.
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J’ai toujours laissé Lyanna pieds nus, vers ses 2 mois, avant elle était trop petite j’avais peur qu’elle ait froid, elle était souvent en pyjama, ensuite je la mettait en legging ou en body et très rapidement, pour ne pas dire directement, j’ai vu des changements dans son comportement, elle frottait ses pieds, elle bougeait beaucoup plus, elle gigotait, elle « griffait » ses cuisses, et a vite attrapé ses pieds.
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Pieds nus
Laisser bébé pieds nus le plus possible car il va sentir, toucher, ressentir les matières avec ses pieds, va comprendre qu’il a deux pieds pour toucher et qu’il peut s’en servir, il va les toucher lui même et le sensibiliser à les utiliser. Il trouvera aussi de meilleurs appuis et son équilibre.
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Comme je le disais plus haut, elle a directement commencé à frooter ses pieds contre les tissus, textures différentes, le canapé, les draps, les doudous, elle sentait les textures différentes et on voyait sur son visage qu’elle se concentrait pour « comprendre » et ressentir.
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Mettre bébé uniquement dans des positions qu’il connait et maitrise
Lyanna étant très (limite trop) tonique, nous n’avons pas toujours respecté cela, puisqu’elle se tenait déjà donc on l’aidait, on la mettait pour qu’elle voit le monde, car elle ne voulait que ça, cependant on s’est toujours refusé de la mettre dans une position non acquise par elle-même plus de x minutes par jour ou par moment dans cette position. On a toujours été très vigilant là dessus, Thib étant dans la santé il est très très soucieux des postures de bébé, moi aussi, mais j’en connais moins les conséquences, lui il a direct le réflexe de la cause à effet.
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Limiter l’utilisation de la balancelle, parc, et interdiction au trotteur, youpala
C’est ce que nous faisons, on limite grandement le parc et la balancelle, on la met essentiellement quand nous devons faire quelques choses qui nécessite qu’on ne peut pas la surveiller pleinement, donc elle est dedans pour la sécurité, ou par exemple quand je pense qu’elle va s’endormir dans la balancelle car elle est fatiguée mais ne trouve pas le sommeil ailleurs.
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Concernant le trotteur on y revient après 😉
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Laisser bébé aller chercher lui même son jouet
Il faut inciter bébé a aller chercher ce qu’il veut lui même, sinon nous en tant qu’adulte on en prend l’habitude et bébé lui ne cherche pas à se développer (vous avez vu que je dis bien NOUS adulte on en prend l’habitude et pas bébé, selon moi, bébé n’a pas de vice, c’est juste qu’il ne
comprendra pas qu’il peut y aller seul chercher son jouet, et se réfèrera à ce qu’il sait faire,  connait et le sécurise : NOUS).
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Nous laissons Lyanna aller jusqu’au bout de ce qu’elle veut attraper, elle va chouiner parfois car elle met du temps et son cerveau lui a envoyé trop vite l’information bien-être/plaisir/kiff que cela va lui procurer d’avoir/toucher/jouer avec l’objet en question.
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Par exemple, elle est sur le tapis, elle rampe, et je suis avec le biberon, je l’appelle et lui montre, je veux qu’elle vienne seule jusqu’à moi, et bien son cerveau lui a déjà envoyé l’info du kiff qu’elle va avoir en le buvant, du coup, pour elle c’est « horrible » de ne pas arriver plus rapidement, elle chouine, mais je la laisse venir, c’est douloureux parfois, on aimerait l’aider, c’est si simple pour nous, mais je me dis qu’elle doit acquérir cela par elle même. Nuance cependant : JAMAIS je ne l’ai laissé pleurer et elle va avoir 8 mois. Elle chouine et ça je la laisse dans la limite du raisonnable mais pleurer jamais. Pleurer ce n’est pas faire un caprice selon moi, elle aurait simplement une émotion trop grande qu’elle ne saurait pas gérer, un besoin autre qu’elle ne peut pas encore m’expliquer autrement.
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Créer a bébé un environnement « grand » et sécurisé
Cela va de soit, on ne laisse pas bébé dans un environnement où il va pouvoir se déplacer seul si ce n’est pas sécurisé. Ainsi il pourra mener sa petite vie de bébé tranquillement et en toute sécurité. Ce qui du coup, pour nous est rassurant et on n’a pas systématiquement l’envie de lui faire à sa place ce qu’il voudrait entreprendre.
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Lyanna a un grand tapis, notre tapis de salon, où on a enlevé la table, on le sécurise avec des cousins à des endroits, mais il est grand et je garde toujours un oeil sur elle, car je travaille à côté.
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Ne pas les surprotéger
Plus on les surprotège plus on intervient et on ne les aide au final pas, pas à évoluer naturellement.
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C’est dur, Thib a beaucoup de mal, mais il faut intervenir seulement quand il y a un danger. J’y arrive mais évidemment qu’à des moments j’ai le réflexe d’intervenir justement. Lyanna a déjà prit des gamelles, que j’ai filmé, si j’ai pu les filmer c’est que j’estimais qu’il n’y avait pas de danger pour que j’intervienne, ou plutôt je me forçais à ne pas intervenir car je voyais la chute sur les fesses arriver. Ou la chute un peu plus olé olé ^^Mais cela ne représentait pas un DANGER.
Le seul et unique bleu de Lyanna jusqu’à aujourd’hui ce n’est pas lors d’une chute qu’elle la eut, mais en se mettant un coup de jouet sur le front toute seule, ma brutus ^^.
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Ma maman quand on s’appelle en Facetime est sans cesse à me dire : « attention, attention » parce que Lyanna me grimpe dessus, elle roule, etc, mais je sais, je sais surtout qu’elle est dans un espace sécurisé et qu’elle joue, elle ne craint que de se tourner sur un jouet par exemple, quand elle est sur le canapé je suis systématiquement avec elle, bref, Lyanna est protégée mais pas surprotégée. En tout cas j’essaie 😉

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Voilà les filles en ce qui concerne la motricité libre, et du coup, pourquoi avons nous un trotteur alors que c’est complètement « interdit » dans cette méthode et qu’en toute transparence je vous ai donné les informations qui circulent sur son utilisation.
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Déjà, parce que rien ne doit être dans l’extrême, et tout s’adapte à chaque situation ! Ce n’est pas parce que je trouve cette méthode super, que je la pratique 90% du temps que y’a pas un moment où elle ne me correspond pas, ou que je ne peux pas l’appliquer.
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Eh bien oui, Lyanna va dans son parc a des moments comme je vous le disais, Lyanna a un transat dans lequel elle est de temps à autre aussi.
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C’est simplement parce qu’elle va s’ennuyer parfois, et a besoin de changer de décor, le parc elle y est de moins en moins voir plus du tout, sauf quand je prends ma douche par exemple que qu’il faut qu’elle soit sécurisée. Mais toute petite, cela ne posait pas de problème elle était minus et il lui paraissait immense, elle n’a pas été embêtée pour se développer. Par contre, maintenant oui, en effet, il est vraiment ric-rac.
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Concernant le trotteur… Je n’ai tout d’abord jamais été pour ou contre, j’ai toujours vu les enfants autour de moi dedans, à part quelque uns et cela n’a jamais été significatif pour la marche ni pour ceux qui l’utilisaient que pour ceux qui n’en avaient pas.
Nous concernant, on la acheté avant la naissance de Lyanna sur un coup de « chance », c’était quelqu’un qui s’en débarrassait pour la somme de 10€ alors qu’il en vaut 10x le prix.
Nous ne savions pas et n’avions pas réfléchis au fait de s’en servir ou pas, mais pour la somme, on la pris.
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Bref, voilà que notre Lyanna voit le jour, et est déjà décrite comme très tonique. Au fur et à mesure des mois, elle nous faisait clairement comprendre qu’elle VOULAIT être debout, on était obligés de la tordre pour qu’elle accepte de s’allonger, la pédiatre nous avait dit que clairement elle voulait être sur ses jambes.
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Nous ne voulons pas que Lyanna marche demain, ni qu’elle parle, ou que sais-je, nous sommes vraiment pour une évolution tranquille et si vous me demandiez de choisir marcher ou parler en premier : on vous répond parler. Donc comme quoi pour nous la mettre dans le trotteur par moment n’est vraiment pas pour qu’elle marche plus vite, non !
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C’est vraiment que Lyanna veut absolument se tenir debout et nous étions devenus tributaires de ça, alors nous avons trouver l’alternatives du trotteur, afin qu’elle puisse kiffer un peu, au début elle se tenait debout mais n’avançait pas, mais elle kiffait pouvoir se mettre debout, on ne la laissait pas plus de quelques minutes, le temps pour nous de faire une bricole, qu’elle kiff sans pour autant trop solliciter ses membres. On a de suite remarqué aussi que quand elle ne voulait plus être sur ses jambes, elle s’assied dans son trotteur et relevait ses jambes pour qu’elles ne touchent plus le sol. A la maison elle était donc assez peu dans son trotteur, on va dire 10 minutes dans une journée, puis le matin et l’après-midi.
Quand nous sommes partis dans le Sud, nous l’avons emmené car on allait chez les copains et on ne voulait pas créer un espace de jeu pour Lyanna comme chez nous, et oui, on est pas chez nous et on a pas à envahir les autres. Elle a fait un peu plus de trotteur et elle a adoré ! Elle a commencé a se faire des gros éclats de rires à marcher vite, à nous rejoindre, etc.*
Maintenant, on la met dedans quand elle se met debout seule et qu’on ne peut pas être auprès d’elle car oui, on a aussi une vie lol. C’est notre priorité certes mais par exemple quand je dois faire à manger, défaire le lave vaisselle, étendre le linge, et que malgré toute ma volonté je ne peux pas la prendre dans mes bras pour la sécuriser car elle est dans sa phase de baroudeuse, et bien, je la mets dans son trotteur le temps de…
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Il n’y a donc pas morts d’hommes, pas d’excès dans l’utilisation de ce dernier et pas d’envie non plus d’en faire un record. Lyanna est très tonique, elle ne s’arrête jamais limite, donc le trotteur a ses bons côtés. C’est comme tout, tout est intéressant et pratique, il ne faut juste abuser de rien.
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Tout comme la méthode de la motricité libre, elle est géniale, mais des gens exagèreront en laissant leur enfant sans surveillance dans un endroit inadapté et pas vraiment sécurisé.
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Ne jugeons pas quelqu’un qui ne fait pas une méthode dans sa totalité, essayons de comprendre ce qui peut l’amener à faire différemment, car on est à l’abri de rien en tant que parents 😉
De même que vaut mieux en suivre quelques choses (en général) à 90% que de ne rien faire du tout, il n’y a que des bonnes actions à mettre en avant, pas les moins bonnes.
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Voilà voilà, vous savez tout sur l’utilisation à la maison du trotteur, mais aussi ce que l’on pratique et essayons de toujours pratiquer.
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Et vous ? Qu’avez-vous mis en place ? Pourquoi et pourquoi pas ?
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J’attends vos expériences 🙂
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XOXO