Hello les filles,
Je vous avais écris cet article au tout début de mon blog, puis je ne l’ai jamais posté, je le trouvais un peu trop personnel sans doute, mais aujourd’hui voilà, je me lance, je le mets en ligne, après quelques retouches avec mon nouvel état de femme enceinte ^^
Il est temps que je vous révèle quelques choses qui est en moi depuis ma plus tendre enfance : « le rapport que j’ai avec mon corps ».

Je lis beaucoup de commentaires adorables sur ma ligne, mon corps, ma façon de vivre, ma motivation sportive mais d’après ce que je comprends, vous pensez que c’est inné chez moi l’envie de faire du sport, que c’est ma morphologie d’être comme je suis, il y a une part d’ombre dans tout ça, et aujourd’hui j’ai envie de l’éclaircir pour vous, car c’est « mon histoire » et ça peut peut-être en aider parmi vous.
Sachez que je suis comme vous, mon image dans le miroir n’est pas toujours facile, vous allez vous dire :  « Non mais elle est sérieuse elle avec ses 49kg tout mouillés » (hors grossesse ^^).
Et bien oui, malgré que je me sente heureuse et épanouie dans mon corps, sans complexe (même si je ne me trouve pas « jolie » quoi) car je peux me mettre en maillot de bain ou porter des vêtements serrés sans soucis, j’ai aussi des moments qui me sont difficiles, à tort je le sais au fond, mais inévitables car ils sont encrés en moi, j’ai parfois une perception déformée de ce que je vois dans le miroir…
Alors d’où vient ma motivation pour enchaîner autant de sport, être soucieuse de bien manger (et aimer ça au plus haut point), perception déformée? Je vous explique tout…

« Perception déformée », d’où vient-elle ?

Tout à commencer depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours vu ma maman vivre au travers de régimes, je ne l’ai jamais connu en ayant confiance en elle, jamais elle ne s’est aimée en photo, jamais elle n’a aimé le reflet qu’elle voyait dans le miroir, impensable pour elle d’imaginer se mettre en maillot de bain et j’en passe. Pourtant, plus jeune, elle avait un corps de rêve, je crois qu’elle s’aimait à cette époque, mais voilà suite à ses deux grossesses où elle avait pris respectivement 22kg, malgré qu’elle avait pratiquement tout reperdu à chacune, elle les a reprit pour des raisons de « santé » (rien de grave) et elle ne s’est plus jamais tolérée.
Ses kilos ne gênaient qu’elle, on ne les voyait même pas, tellement elle était souriante, agréable, pleine de vie, c’est comme s’ils lui allaient bien en fait. Mais elle, elle ne les voyait pas comme ça évidemment.
Elle a essayé, acheté, tous les régimes qui se commercialisaient, soit elle ne perdait pas et c’était la déception du nouvel achat pour un nouveau régime révolutionnaire qui ne fonctionnait que sur les autres, soit elle perdait quelques kilos, mais pas assez, pas assez vite et elle se décourageait et recommençait un nouveau régime.
Oui c’est un tort que ma maman a, elle n’est pas très persévérante pour ça, il faut que ça aille plus vite que la musique, sans faire réellement des efforts concrets et durables (mais ça je l’ai conclus que tard forcément, quand j’étais jeune je ne voyais pas les choses comme ça).
Nos repas à table étaient souvent, des assiettes normalement remplie pour mon frère, mon père et moi, et une soupe ou un yaourt pour ma mère, ou même le traditionnel : « tu ne manges pas maman? » ; « non, je n’ai pas faim ».
Depuis toute petite, j’ai donc été confrontée au rapport que l’on a, que l’on veut avec son corps. J’ai été baigné avec la vision de la difficulté à retrouver le corps que l’on a un jour aimé.
Ma maman était très axée régime, et pas vraiment sport. Elle en a fait, oui, mais ce n’était pas sur cela qu’elle misait pour maigrir, mais en grande partie (pour ne pas dire uniquement) sur les régimes.
A contrario, j’ai aussi été élevé dans les bienfaits du sport, la motivation de faire son sport qu’il vente, qu’il neige, qu’il pleuve, et ça je l’ai eut par mon papa. Très sportif, très soucieux de son image, il était (maintenant en retraite) gérant de son entreprise, il est grand et aime son image d’Homme fort et svelte. Il avait besoin du sport aussi pour extérioriser son quotidien de patron, penser à comment résoudre les problèmes qu’il rencontrait, etc.
Ces deux « opposés » ont littéralement façonnés ma façon d’être, je suis très soucieuse de mon corps, j’ai une peur bleue de vivre dans le mal-être que ma maman a connu durant plus de 23 ans, c’est tellement handicapant de ne même pas se tolérer dans le miroir. On ne vit qu’à moitié finalement. Et je veux continuer de vivre pleinement, surtout à mon âge. J’aime le sport, et je n’ai pas peur d’enchaîner des heures de cardio pour me sentir bien ou éliminer mon excès de la veille (si j’estime avoir poussé le bouchon un peu trop loin dans la gourmandise ^^).
Mon objectif est, et restera toujours : Me sentir bien dans mon corps ! Et je suis prête à toutes les heures de sport nécessaire pour faire perdurer cela.
En revanche, je ne suis pas régime du tout, je fais certaines choses par motivation et pour reprendre un équilibre mais je n’ai jamais (en même temps je n’en ai jusque là pas eu besoin) suivi de régime ou de programme alimentaire type « Sonia Tlev » et encore moins des choses telles que « Dukan ».
Je vous parlerai de mon rapport avec l’alimentation et le sport avec les autres articles que j’ai écris et qui vont suivre cette « série » ^^. Je ne veux pas tout mélanger.

Pourquoi je parle de « perception déformée » :

Voilà mon handicap à moi… Et bien oui, quand on voit sa maman durant ses 23 premières années (aujourd’hui cela va nettement mieux car elle a énormément perdu et se sent mieux mais ce n’est toujours pas ça et a toujours en tête et à la bouche le mot « régime ») souffrir de l’image qu’elle a de son corps, la voir se regarder sans cesse et se sentir dégoûtée par ce qu’elle voit, et bien on a tendance à avoir peur qu’un jour on ressente les mêmes choses alors que ce n’est ni la réalité, ni justifié car on a pas de problème de poids, pas de problème de motivation et détermination, que je ne suis simplement pas du tout comme elle sur ce sujet.
Je n’ai pour le moment jamais eu besoin de régime, de contrôler mon alimentation, de faire du sport pour perdre du poids, j’ai toujours été mince quoi (je n’aime pas me dire être mince mais « normal » n’est pas le terme non plus car il n’y a pas de normalité, on va dire mon IMC a toujours été dans le vert vert plus bas que qu’à la moitié quoi lol) mais j’ai toujours eu en tête cette peur de vivre un jour ce mal-être, de me laisser aller pour une raison ou une autre (santé, grossesse ou que sais-je) et d’en arriver à me détester comme je l’ai vu chez ma maman.
Voilà d’où vient cette « perception déformée » que je peux ressentir parfois et qui est gênante car injustifiée en réalité… Ce que j’appelle ma perception déformée c’est le tour que me joue mon subconscient quand je mange différemment que d’habitude.
Le fait de se coucher le ventre un plus remplit que ce dont on a l’habitude, ne nous fait pas prendre 2 kilos dans la nuit, ni prendre des hanches, ni même de l’intérieur des cuisses…
Eh bien, aujourd’hui, je n’ai pas honte de vous avouer que moi, j’ai souvent cette impression idiote. Je sur-saoule mon mari d’ailleurs quand la situation se produit ^^. Sous prétexte, que j’ai mangé plus que d’habitude, je me vois avec mes cuisses qui se touchent, j’ai l’impression d’avoir pris du bide, je ne me sens pas bien quoi. Alors fort heureusement, je n’ai jamais jamais refusé un resto ou une soirée en me disant dans ma tête que j’allais trop manger, je vis heureuse, libre, sans frustration aucune, sans privation et loin de là, mais c’est l’après « festivité » qui est dur pour moi, je me sens mal en fait, je culpabilise clairement quoi, alors que merde, je sais que y’a pas de raison et qu’au pire le sur-lendemain je ne ressentirai plus ça, que je vais aller courir 1h et que mon dîner de la veille sera un mauvais souvenir. Mais c’est plus fort que moi…
C’est une déformation de mon enfance, c’est comme ça. J’avais et j’ai encore parfois du mal à relativiser les lendemain d’un week-end chez nos parents par exemple, ou les lendemains d’un repas très copieux chez des amis. Malgré que cela s’est nettement amélioré depuis et uniquement depuis que je suis enceinte, « pourquoi depuis que je suis enceinte» vous me direz… Parce que j’ai toujours eu peur que ma grossesse signe la fin de mon bien-être avec mon corps, j’ai toujours eu peur que ce soit héréditaire, ma maman avait prit « beaucoup » pendant ses grossesses, je me disais « ça va me faire pareil » etc, et finalement (pourvu que ça dure sinon ce ne sera plus d’actualité ce que je vous dis là ^^) bah pour le moment « tout va bien  quoi », je mange comme j’ai toujours fait, je fais du sport comme j’ai toujours fait (un article est prêt sur mon sport pendant la grossesse) avec certes plus de précaution mais je ne fais pas de prise de poids trop rapide ou excessive (pour le moment hein). Donc, je réussi enfin à avoir confiance, confiance en « moi », en ma capacité à gérer les évènements de la vie, vraiment si ma grossesse continue (je le souhaite) de se dérouler ainsi, elle m’aura permis de sortir de ce malaise et de ne plus m’associer au vécu de ma maman, de ne plus saouler mon mari les lendemains de festivités avec mes cuisses qui se touchent (ou pas) ou à 3 jours de rentrer de vacances lol.
> Après, il ne faut pas oublier qu’ayant une alimentation plutôt très saine et bien quand je fais le moindre repas trop gras, trop sucré, trop différent de mon quotidien, mon corps réagit assez vite et ça c’est vrai et logique selon moi. Que ce soit par les voix intestinales (glamour non??? ^^) ou par le logement de la graisse si je ne rééquilibre pas rapidement ou que j’enchaîne sur plusieurs jours une alimentation qui n’est pas la mienne, c’est vite stocké.
C’est logique selon moi car quelqu’un qui n’a pas habitude de manger gras ou sucré tous les jours, ni en grosses quantités va forcément stocker plus vite quand cela se présente, alors que la « voisine » d’à côté si elle a une alimentation exclusivement « olé, olé », cela ne changera rien à son corps, son ressentis, etc.
Voilà les filles malgré tous les gentils commentaires que je lis, les compliments sur ma ligne, je reste une femme qui a (peut-être bientôt je pourrai dire ça uniquement au passé hihi) une « déformation » de sa perception du miroir liée à la peur qu’un jour, je vais grossir et me dire que je peux me sentir mal pour le restant de mes jours, si je n’arrive pas à reperdre.
Depuis que j’ai l’âge de m’alimenter comme bon me semble, j’ai toujours eu à l’esprit le soucis de bien m’alimenter, d’apprendre à équilibrer mes écarts les lendemains, par le sport ou par une journée plus light.

Comment je le vis au quotidien ?

Au quotidien cette perception n’a jamais été un handicap, je le vis très bien, puisque je mange correctement et ce que j’aime tous les jours. Donc le matin, je me sens toujours relativement bien (sauf quand je traîne une gastrite depuis Mars, qui me donne le ventre d’une femme enceinte de 5 mois dès le réveil !!! ^^).
Seulement, c’est quand je sors de mon quotidien que cela se complique (ou compliquait) pour moi, malgré que comme je vous le dis plus haut et que vous pouvez le constater dans mes posts instagram, je n’ai jamais refusé une soirée ou un resto sous prétexte que je vais être mal le lendemain quoi. Je vis ma vie (heureusement sinon j’aurai consulté si cela m’empêchait de vivre socialement), je me fais plaisir, je ne me prends jamais la tête sur le coup, mais comme vous l’avez compris c’est le lendemain matin où c’est plus dur à gérer devant le miroir.
C’est très pénible en vacances aussi, on mange forcément différemment, et malgré qu’à mon retour je comptabilise que 500g de pris (rien de fifou quoi^^), les 3 jours avant de rentrer c’est la crise dans ma tête lol, je me vois grosse comme un éléphant, j’en deviens même complexée, c’est très grave.
Je le sais, en vous écrivant tout ça, je m’en rends d’autant plus compte,  et surtout que j’ai mon équilibre, je me connais, je suis ultra déterminée, rien ne m’arrête en sport si j’estime que ce soit « nécessaire », je sais que dans 2 jours je vais me ressentir bien mais rien n’y a fait jusque là (mais peut-être que tout ça sera définitivement fini grâce à ma grossesse en fait^^). C’est marquant de toujours avoir vu la plus belle femme du monde à ses yeux se détester que c’est normal qu’on en est une « trace »…
Surement que je suis très stupide, et que vous allez me dire que je n’ai aucune raison de penser comme cela, mais si la raison était si simple à appliquer, la vie en deviendrait trop facile…
Enfin, tout ça pour expliquer que, parfois même une personne que nous allons juger de « canon », « trop bien foutue » et j’en passe, elle peut ressentir exactement les mêmes complexes et obsessions que toutes les autres femmes sur Terre. Avec ou sans raison…
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Je tiens juste à préciser que j’équilibre mes écarts uniquement par la pratique sportive et une journée plus light le lendemain, ou en période particulière grâce à une monodiète ou jeun (2 fois par an max), mais je n’ai JAMAIS fait de TCA.
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Ce que vous voyez sur à travers mes photos :
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Ce que j’ai pu ressenti deux jours avant de prendre les photos (ci-dessus) :

 

 

 

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Voilà les filles, ça c’est mon histoire avec mon corps, ma peur, mon obsession, justifiée, fondée ou non, c’est en moi, et je dois faire avec, combattre ces démons quand je ressens cela. On est toutes touchées par l’image du miroir, toutes ! Sans exception… Alors ne vous sentez plus seule face à ça…
A très vite,

 

 

 

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