J’aurais jamais cru qu’un jour je vous écrirai cet article avec ce titre « 100k sur instagram ».

Ah oui, cela peut paraitre superficiel, pourquoi s’extasier sur un chiffre d’un réseau social ?

Il faut que je vous en parle, vous allez connaître une partie de moi que je n’ai jamais dévoilée, des blessures, des moqueries, des disputes, et beaucoup de passion.

Instagram, un simple réseau social pour des millions d’entre vous, et un outil de travail pour beaucoup d’autres comme moi aujourd’hui.

Instagram cet endroit où on s’évade, on s’inspire, on découvre, on rencontre, on papote.

Un réseau social complet, gratuit, où l’on ne s’abonne qu’aux personnes qu’on « aime », qui nous inspire quelque chose, des personnes à qui on ressemble ou à qui on aimerait ressembler par la force, la motivation, le sport, le rythme de vie, le régime alimentaire, une personne qui donne des astuces qu’on adore, ou simplement une personne qui donne le sourire. 

Aujourd’hui et ce depuis quelques années, les marques ont compris que les gens n’avaient plus confiance aux pubs, et d’ailleurs ne les regardent même plus, elles zappent. Les gens ne croient plus aux pubs toutes surfaites dans les magasines, la vie est trop cher pour acheter à la première pub, ils veulent (je veux aussi) faire des achats qu’une amie me recommande, que quelqu’un en qui j’ai confiance recommande, et pas simplement une pub qui passe au hasard de mon passage. 

Alors aujourd’hui les marques font appellent à nous, nous proposant de tester leurs nouveautés et d’en parler si on apprécie, si on est convaincue de ce test. Evidemment, comme dans tout, tout métier, il y a des travers, de fausses bonnes personnes, de faux tests, mais ça, on ne changera jamais le monde. Il y aura toujours des gens à qui on donnerait le bon dieu sans confession, et qui en réalité vendrait leur âme au diable pour une poignée de cacahuètes. C’est le jeu ma pauvre Lucette comme on dit.

Mais les seules qui peuvent juger de la sincérité, c’est vous, ce que vous percevez, vos ressentis, le discours des personnes que vous suivez, leur cohérence entre chaque collaboration, pourquoi elles acceptent, pourquoi elles vous en parlent, leur motivation, c’est vous qui jugez et pouvez juger. 

Voilà ce qu’est Instagram, un loisir pour tout le monde c’est sûr,
une extension sur un revenu pour d’autres dont je fais partie. 

J’ai commencé instagram du plus loin que je me souvienne en 2014,

à titre privé, mes photos d’essayages de robe de mariée, mes repas, mes amies, notre mariage, nos voyages. Je postais comme aujourd’hui, mais en privé. Les photos que vous avez connues, mes jambes, mes petits déjeuners, des selfies. J’étais en privé mais je parlais comme si j’étais en public. Des #, des phrases qui s’adressaient à des personnes au sens large.

J’ai commencé à essuyer quelques « Mais c’est quoi cette photo Mary, à qui tu parles ». J’savais pas, à mes 10 abonnées qui m’avaient ajouté par erreur mdr.

Mon pseudo à l’époque était « Instamary », j’avais pas été chercher loin. Je ne m’attendais à rien, je postais, et je faisais comme « Julie_Eden » qui m’inspirait beaucoup, enfin, non je ne faisais pas comme elle sur les photos, car clairement elle a toujours eu un cran au dessus et une patte inégalable avec ses photos fond blanc. Mais je parlais à d’autres personnes comme « elle » disons. 

Je suis arrivée à Dijon, sans mes amies que je venais de quitter pour notre nouvelle vie ici, du temps à tuer, et surtout, je ne voyais plus mes amies tous les jours donc je n’avais plus à faire face à leur « regard » sur mes posts. 

Je suis passée en public, puis nous avons été aux Maldives en 2015. J’ai dû mettre les bons #, des filles ont aimés mon compte et m’ont partagé. J’ai remporté un concours, celui de France_tronel qui m’avait tiré au sort pour 100 euros chez décatlon, et son annonce m’avait fait prendre des centaines d’abonnées. Je me souviens comme si c’était hier du jour où j’ai passé les 1000 abonnées. Mon Dieu… Ce moment, je me suis sentie… Comme un pallier contre ces remarques que je prenais. Attention à l’époque on ne gagnait rien d’instagram, c’était du pur partage et la reconnaissance de ce temps passé pour le plaisir en évoluant.

Un chiffre qui plait à l’égo simplement.

J’ai continué de partager, à l’époque on se partageait déjà, ou on se faisant connaître des #.

5000 abonnées, un nouveau cap de passé.

J’ai changé mon pseudo, passant à Healthylifemary,

j’essuyais encore les « mais elle partage quoi sérieux »,  « pourquoi elle se fout à poil devant son miroir »

Je me souviens, quand j’ai changé de nom j’ai expliqué que oui, j’étais en maillot de bain devant mon miroir en photo, mais qu’au moins, 2 hommes seulement avaient touché ce corps… Comparé à toutes ces personnes me critiquant qui n’ont que le train qui ne leur était pas passé dessus.

Oui, je posais en maillot, comme aujourd’hui, bon ok juste c’était plutôt flou, avec un appareil parfois pas nettoyé, mais c’était comme mes stories d’aujourd’hui, mon cul devant mon miroir avec « Good Morning ».

Je vous écrivais des pavés déjà, puis je suis tombée enceinte de ma Lyanna en avril. J’ai ouvert mon blog et je vous l’ai partagé en juin 2016, puis je vous ai annoncé ma grossesse le 18 juillet 2016.

De là, explosion, 16000 abonnées en un rien de temps.

J’ai stagné longtemps, étant bien plus sur le blog que sur instagram, j’avais tellement à vous raconter ici, cela me prenait tellement de temps. Puis ça a reprit son cours, je me suis remise à poster sur instagram, me trouvant aussi sur mon filtre. Mon blog était de plus en plus lu, j’ai commencé alors à joindre instagram et mon blog, m’occupant des deux en mêmes temps, puis Youtube est arrivé, je me suis lancée sur ce support car j’avais définitivement trop de choses à vous raconter. J’avais envie de créer des souvenirs plus vivants pour nous.

J’ai commencé à gagner ma vie d’Instagram uniquement en juin 2018, car je ne suis jamais rémunérée sur Youtube, et sur 400 articles que j’ai écrit, je dois en avoir 10 (à peine) qui ont reçus une rémunération. 

Côté perso :

j’en suis arrivée à bloquer 3 de mes amies, elles en étaient arrivées à regarder mes stories, les commentaient entre elles, ne prenaient plus de mes nouvelles, même quand elles voyaient que Lyanna était malade, j’ai souffert de ça, souffert de ne pas pouvoir partager avec elles ce que j’aimais faire. Je passais beaucoup de temps à partager, et oui, je suis hyper active, certes je ne gagnais que dalle à l’époque, et je n’avais aucun but sur ce sujet, mais j’aimais partager, j’aimais lire vos retours, me sentir faire quelques choses, me lever avec un but « écrire la recette de… écrire mon retour d’expérience sur l’allaitement » etc. Je n’appelais plus tous les jours mes amies car je gardais Lyanna, que je voulais passer le plus de temps en pleine conscience avec elle et que pendant ses siestes : je fonçais écrire, créer, partager. 

Mes meilleures amies ne comprenaient pas, mais elles ne me jugeaient pas, juste elles me disputaient car je leur manquais. C’est vrai, je ne vis pas à demi-mesure, je vis passionnément les choses. J’avais envie de partager des choses qui me semblaient essentielles, importantes, des retours d’expériences, j’avais besoin de dire à la fin de ma journée « j’ai bien travaillé ». On me répondait, ah oui, c’est bien de travailler sans rien gagner, c’est beau Mary… Ma foi, je m’en fichais. Enfin, pas tant que ça, car ça fait mal quand même.

Mon papa non plus ne comprenait pas, je devais reprendre la banque, trouver un vrai métier, mais pas écrire comme ça sans but. Seulement le but ils ne le comprenaient pas, je voulais PAR-TA-GER, apporter quelques choses « au monde ». Tout ne tourne pas autour de l’argent. J’en avais pas besoin, j’avais Lyanna, mon Thib, on voulait que je l’élève, Thib ne voulait pas que je reprenne le boulot et moi je ne pouvais pas restée à ne rien faire. Télé, canapé, glandouille, popote c’est tout sauf moi.

J’ai même pleuré au un an de Lyanna, « Mary faut que t’arrête avec tes RS, c’est pas la vraie vie ». Non, mais ça me passionne, quoi en fait vous me demandez de passer ma journée à vous appeler à tour de rôle ? Quand mon mari rentre je lui raconte nos conversations en long en large et en travers et on recommence le lendemain ? J’suis pas une Desperate Housewife.

J’aime mes amies, ma famille, mais j’ai besoin d’un but, de me sentir faire quelques choses, il se passe trop de choses dans ma tête pour me réduire à appeler toute la journée toutes mes amies. Non, je les aime oui, mais s’appeler une fois par semaine quand on a 28/30 ans c’est bien. Chacune un appel par semaine, c’est normal comme fréquence. Parfois plus, parfois moins, ça dépend de la vie, mais en tout cas je ne conçois pas de passer 6h au tel par jour, d’autant plus quand on a un enfant. Si certaines adorent ça, moi TELLEMENT PAS. Je ne me sentirais pas vivante. J’aime pourtant les avoir au tél, les voir encore ++++ mais je n’ai pas envie de prendre 6h par jour pour ça. 

Encore une fois, mes meilleures amies ont compris, mais c’était vraiment pas de la malveillance, c’était vraiment Mary tu nous manques. Quand je travaillais en banque je les appelais sur le trajet aller/retour, au sport le midi, et au sport le soir. J’en avais au moins 4 au tel par jour. Une fois arrêtée à la maison, j’me suis tournée vers un but : mon blog. 

Reprenons côté pro :

D’un coup j’ai reçu beaucoup de mails de demandes de collaborations, des mails qui me prenaient 4h par jours. Je n’aimais pas ça en plus, ça ne m’animait pas de négocier des tarifs, je m’occupais de Lyanna en même temps et donc je n’avais plus le temps pour écrire, tourner des vidéos, et faire les photos que j’avais envie pour papoter avec vous de sujets qui me tenaient à coeur. J’ai été démarché par un agent, clairement je me suis fait avoir en beauté, c’était une cata. Mes mails n’étaient pas traités, je recevais des relances des marques, je perdais des contrats car cet agent faisaient vraiment n’importe quoi dans ses réponses de mails. J’avais eut le nez fin, j’avais demandé une période d’essai, j’ai pu partir avant les 3 mois négociés du coup.

Puis j’ai eu le contact de mon agent actuel, oui, malgré cette mauvaise expérience, je suis du genre à ne pas mettre tout le monde dans le même panier, la vie est faites d’épreuves, de déceptions, et il faut juste s’en servir pour ne pas refaire les mêmes erreurs, et pas pour se fermer à tout. Le feeling est passé direct, je vous passe les détails mais cette nana là, c’est clairement l’agent qu’il me fallait. Elle est là, mais elle n’est pas envahissante, elle n’impose rien, elle est pro, elle est cool, elle est ce que j’espérais d’un agent. Elle gère super bien. Bref, elle est un pilier aujourd’hui. Je ne me reverrais pas traiter mes emails, comme j’aime nos échanges.

J’ai continué d’évoluer, d’être de plus en plus contactée par les marques. Je n’ai jamais lâché mon petit blog d’amour qui pourtant ne me ramène pas un pécot, j’ai continué ma chaine Youtube qui aussi ne me rémunère pas. J’ai de plus en plus d’échanges avec vous, je passe des heures à vous répondre à vos mots touchants sous mes photos, à trouver comment vous gâter pour vous remercier d’être là et d’être actives, car oui, être actives c’est me donner un sens, me dire « Mary continue on adore ». C’est simplement m’encourager.

Comment ne pas vous remercier de me dire tout ça, me faire ressentir que tout ce que j’ai essuyé n’était pas sans raison, me dire que OUI j’ai apporté quelques choses à quelqu’un à un moment donné. 

J’ai subis des déceptions plus grandes qu’imaginé pour un réseau social,

je fais encore face à énormément de méchanceté de « collègues » qui trouvent mon travail nul, inutile, acharné. J’ai dû bloquer bien du monde sur mon passage pour me concentrer sur le positif.

J’ai essuyé des jalousies, des critiques sur ma façon de travailler, alors qu’au final ces personnes font exactement pareil et pire encore s’associent avec des personnes qu’elles n’apprécient même pas. J’ai essuyé surtout mes larmes de nombreuses fois, car ici je le fais par passion, je ne suis pas payée pour vous remercier, pour partager ici, je ne suis pas payée pour envoyer des cartes postales, et tout le reste. Je le fais moi, par plaisir, par éducation, par conscience que si j’en suis là, c’est grâce à vous qui me suivez toujours plus nombreuses.

Je prends du temps, de l’énergie, alors oui, évidemment quand on critique mes heures passées le cul devant mon PC, les heures passées pour une collaboration instagram, oui ça me blesse, la méchanceté et la jalousie humaine me font mal. Je ne prends la place de personne, je n’empêche personne de faire ce que je fais, mais peu ont la réelle passion ou la réelle envie de passer 10h par jour tous les jours le cul devant son PC, son tél, son appareil photo (même le dimanche, même le 25 décembre, même en blogtrip ou en voyage perso payé avec notre argent). Non, peu de personne le font, ont envie de le faire, alors je ne comprends pas qu’on ne foute pas la paix à celles qui le font. 

Ma foi, dans tous les cas, peu importe, j’ai pris des claques dans la gueule, mais j’ai aussi accueillis de nouvelles personnes dans mon coeur.

Oui, ici je n’ai jamais évolué seule, j’ai toujours eut la chance de découvrir, rencontrer et créer de vraies amitiés.

Parfois de façon complètement dingue, sans explications sur ce feeling instantané, j’ai rencontré des personnes qui m’ont aidé sans rien attendre en retour car je n’avais rien à leur apporter, des personnes qui m’ont aidé, m’ont donné des conseils. Dieu a mit sur mon chemin des personnes qui me ressemblaient, qui continuaient à s’ouvrir au monde même quand celui-ci était chien.

Valentine, Manon, Lola, Cindy, Laure, Maud, Marina, Aurélie, Alex, Lalie, certaines sont plus dans l’ombre que d’autres, mais elles m’ont toutes aidés.

Toutes tendues la main, toutes je leur dois un coup de pouce, des discussions, des conseils, de l’aide. Certes elles n’ont jamais été derrière le PC à ma place, mais NON instagram n’est pas avancer seule, ni se fermer aux autres sous prétexte qu’on a souffert à des moments. J’ai continué de croire en ces rencontres, ses amitiés virtuels qui sont toutes passées réelles et ont pris la place de bien d’autres, car on évolue, nos centres d’intérêts changent, ce ne sont pas uniquement des collègues, comme j’ai beaucoup que j’apprécie, non, elles, elles sont particulières pour moi. Jamais je n’oublierai ce qu’elles ont fait pour moi, jamais, et je les remercierai à toujours pour toutes ces mains tendues

Tout n’est pas rose ici, mais vous savez c’est partout pareil, dernièrement, j’ai été à l’EVJF d’une amie, et j’ai discuté avec une copine de lycée, elle m’a parlé d’instagram, qu’elle ne comprenait toujours pas ce que je faisais, dixit une personne qui m’a fait travailler avec une marque chez qui elle bossait, et qui travailler chez des enseignes qui bossent chaque semaine avec des influençeuses. On a parlé, je savais que c’était du foutage de gueule, mais j’ai expliqué, encore, à quoi je consistais disons, et puis j’ai eu : « quand même, c’est fou que t’en sois arrivé là, c’est pas méchant mais t’as rien de spécial toi ».

Oui, j’ai prit ça dans la gueule ! J’ai souris. Je me suis retrouvée à conduire 1h le lendemain seule pour les rejoindre à une activité car je ne pouvais pas faire celle d’avant avec babyboy dans mon bidou, je vous avoue que j’ai mis Soprano et j’ai chialé toutes les larmes de mon corps, non par tristesse, mais par fierté.

OUI J’EN SUIS ARRIVEE là, et c’est pas grâce à tes encouragements.

J’en suis arrivée là en ne croyant qu’en moi, qu’en ma passion, en n’écoutant personne d’autre que mon coeur. J’ai appelé ma maman, et je lui ai dis MERCI, Thib, et mes deux meilleures amies. Merci d’avoir été bienveillants, d’avoir juste rechigné car je vous manquais mais jamais pour me rabaisser. J’ai pleuré je vous jure comme rarement cela m’arrive. 

Croyez en VOUS PUTAIN DE MERDE ! CROYEZ EN VOUS

car personne au monde ne pourra vous apporter plus de fierté que votre propre sentiment de vous même. La fierté de ne pas avoir baissé les bras, la fierté de vivre un bonheur chaque jour, de pouvoir accepter des projets géniaux, d’avoir le pouvoir de refuser, d’avoir le kiff ultime de ma vie de vivre sans patron et SURTOUT de faire vivre la meilleure vie à ma fille et mon mari.

Je ne m’attendais pas à tout ça en commençant, je savais juste que je faisais quelques choses que j’aimais, aujourd’hui j’en vis et chaque jour je m’éclate

Si je peux vivre de ma passion, si je peux partir en blogtrip à travers le monde c’est grâce à vous, si je peux voir chaque sourire de Lyanna, entendre chacune de ses chansons c’est grâce à vous.

Alors MERCI, encore et toujours MERCI ! MERCI à VOUS TOUTES POUR TOUT !

Vos mots, vos j’aime, vos encouragements, votre soutien, vos visites sur le blog, vos abonnements sur youtube même sans aller voir toutes mes vidéos, vos partages, BREF TOUT ! MERCI !

On aura vécu ensemble tellement d’étapes de ma (notre) vie. Mariage, Lune de Miel, Lyanna, Voyage, Voyages dans le monde, Traitement pour la deuxième fois, annonce de bébé 2, partage de rêve et de projet perso…

100000 mercis, et je vous le jure, je ne changerai rien ici, toujours plus, plus ensemble, et cap vers la suite. De nouvelles surprises, de nouveaux articles, de nouvelles photos, de nouveaux voyages, de nouvelles découvertes de marques, de gammes, de produits, cap vers notre nouvelle vie à 4 et plus encore. 

CAP ENSEMBLE ? 

Je vous embrasse les filles, et MERCI D’ÊTRE ARRIVEES AU BOUT DE CET ARTICLE MDR !

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